Module 11 · Cours · 14 sections · 34 min de lecture

Accident & premiers secours

Un jour, tu seras peut-être le premier à arriver sur un accident. Ce module ne fait pas de toi un secouriste, et ce n'est pas son but. Il t'apprend à ne pas aggraver les choses et à poser les trois gestes qui comptent vraiment. Reste calme en le lisant : on n'y raconte aucune histoire, on n'y décrit aucune blessure, on explique posément quoi faire. Garde en tête une seule règle, simple et impossible à oublier, dans cet ordre et jamais autrement. Un, SÉCURISER : empêcher un second accident, se protéger soi-même d'abord. Un sauveteur blessé devient une victime de plus. Deux, ALERTER : appeler le 112 et donner les bonnes informations. Trois, SECOURIR : seulement ensuite, et seulement dans la limite de ce qu'on sait faire. Sécuriser, alerter, secourir. Cette règle est parfois appelee protéger, alerter, secourir ; l'idée est la même. À côté, un second principe gouverne tout le module, le principe de non-aggravation : dans le doute, on ne fait rien de plus que sécuriser et alerter. On ne déplace pas, on ne retire rien, on ne donne pas à boire, on n'improvise pas. Une inaction prudente vaut mieux qu'un geste hasardeux. C'est aussi rassurant qu'utile : l'essentiel est à la portée de tout le monde.

11.0
Étape 11.0 sur 14

Les équipements et documents obligatoires

Avant de parler d'accident, un point simple : ce que la loi t'impose d'avoir à bord, et pourquoi. Ces objets ne servent qu'un jour, mais ce jour-là, ils comptent.

Les quatre équipements obligatoires

En Belgique, une voiture doit avoir quatre équipements à bord :

  • Un gilet de sécurité rétroréfléchissant, pour être vu dès que tu sors sur la chaussée.
  • Un triangle de danger, pour signaler un véhicule immobilisé (section 11.2).
  • Un extincteur, une particularité belge, la Belgique étant un des rares pays à l'imposer dans les voitures.
  • Une trousse de secours (coffret de premiers soins).
Illustration en préparationGilet, triangle, extincteur, trousse de secours : les quatre équipements à garder à bord.

Le gilet, à portée de main

Un bon réflexe, plus qu'une obligation de rangement : garde le gilet dans l'habitacle, pas dans le coffre. La raison est évidente, tu dois pouvoir l'enfiler avant de sortir du véhicule, et non aller le chercher à l'arrière en pleine circulation. Le port du gilet est obligatoire quand tu sors d'un véhicule immobilisé sur l'autoroute ou une route pour automobiles, de jour comme de nuit. FG

Les documents à bord

Tu dois pouvoir présenter ton permis (en être titulaire ET le porter sur toi), ta carte d'identité, le certificat d'immatriculation, le certificat de contrôle technique et le certificat d'assurance. Une nuance utile : seul le certificat d'assurance peut être présenté en copie ou sur ton téléphone, les autres se présentent en original. Le détail des documents lors d'un contrôle est au module 09, et les documents du véhicule au module 10.

L'attestation de perte ne remplace pas le permis

Une simple attestation de perte du permis, délivrée par la police, ne permet pas de conduire. Tant que tu n'as pas ton duplicata, tu ne prends pas le volant.

Piège fréquent
Le gilet dans le coffre ne sert à rien : c'est justement au moment de sortir, en pleine circulation, que tu en as besoin. On le garde à portée de main dans l'habitacle pour l'enfiler AVANT d'ouvrir la portière.
11.1
Étape 11.1 sur 14

Avant l'accident : le sur-accident

On place cette section tôt, volontairement, parce que le second accident est souvent plus grave que le premier. Il fauche ceux qui se sont arrêtés, les sauveteurs, les curieux. L'éviter est ta première mission.

Repérer un accident à l'avance

Plusieurs signes t'avertissent avant que tu ne voies l'accident : un ralentissement soudain, des feux de détresse en chaîne, des débris sur la chaussée, de la fumée. Dès que tu les vois, tu te prépares.

Ce que je fais en approchant

  1. Ralentis tôt, sans freiner brutalement.
  2. Allume tes feux de détresse pour avertir ceux qui te suivent.
  3. Augmente ta distance avec le véhicule devant toi.

Et forme le couloir de secours. La manœuvre tient en une phrase : la file de gauche serre à gauche, toutes les autres serrent à droite, et le passage s'ouvre entre les deux. Il se forme dès que la circulation ralentit, sans attendre l'arrêt complet. Et il ne se forme pas sur la bande d'arrêt d'urgence, qui doit rester libre pour d'autres usages.

Illustration en préparationSur deux bandes, chacun serre de son côté. Sur trois bandes et plus, la gauche à gauche, les autres à droite. Le détail est au module 04.

Ne pas s'arrêter pour regarder

Le badaudage crée des embouteillages et provoque des accidents, y compris sur la voie d'en face. Tu ne t'arrêtes que si tu peux réellement aider, ou si tu es impliqué. Regarder ne sert à personne.

Où s'arrêter, si l'on s'arrête

Si tu t'arrêtes pour porter secours, arrête-toi au-delà de l'accident et non avant, sur la bande d'arrêt d'urgence ou hors chaussée, feux de détresse allumés, jamais en travers de la route. Ton véhicule ne doit pas devenir un obstacle de plus.

Illustration en préparationOn se range au-delà de l'accident, hors chaussee, feux de détresse allumés. Jamais avant, jamais en travers.
Piège fréquent
Le couloir de secours se forme dès que la circulation ralentit, pas au moment où l'ambulance arrive : quand elle est là, il est déjà trop tard pour se pousser. On anticipe.
11.2
Étape 11.2 sur 14

La panne sans accident

Tomber en panne n'est pas un accident, mais un véhicule immobilisé sur la route est un danger. Voici les bons gestes, dans l'ordre.

Mettre le véhicule en sécurité

Range ton véhicule comme un stationnement, hors chaussée si possible, sur la bande d'arrêt d'urgence à défaut. Les règles d'arrêt et de stationnement, ainsi que la durée maximale d'immobilisation d'un véhicule en panne, sont au module 05.

Les trois gestes, dans l'ordre

  1. Allume les feux de détresse.
  2. Enfile le gilet, avant de sortir.
  3. Sors par le côté opposé à la circulation.
Illustration en préparationFeux de détresse, gilet enfilé, sortie du côté opposé au trafic. Trois gestes dans l'ordre, toujours les mêmes.

Le triangle de danger

Place le triangle derrière ton véhicule pour avertir ceux qui approchent :

  • Sur une route ordinaire : à au moins 30 mètres.
  • Sur autoroute : à au moins 100 mètres.

Positionne-le pour qu'il soit visible d'environ 50 mètres, de jour comme de nuit, en complément des feux de détresse. Le triangle est obligatoire : les feux de détresse ne le remplacent pas, tu dois le poser.

Illustration en préparationTrente mètres sur route, cent mètres sur autoroute, visible à cinquante mètres. On marche vers le danger, face à la circulation.

Ta sécurité passe avant le triangle

Il y a des cas où poser le triangle serait plus dangereux que de ne pas le poser : un virage sans visibilité, une autoroute très chargée. Alors on ne prend pas le risque de marcher longtemps sur la chaussée. La sécurité de la personne prime sur la pose du triangle.

Sur autoroute, la règle qui sauve

Sur autoroute, ne reste jamais dans le véhicule ni juste à côté. Tu t'éloignes et tu attends derrière la glissière de sécurité, en amont. La bande d'arrêt d'urgence est l'un des endroits les plus dangereux qui soient.

Appeler le dépannage

Les anciennes bornes d'appel oranges des autoroutes n'existent plus : elles ont été démontées, en 2017 en Flandre et en 2021 en Wallonie. Tu appelles donc avec ton téléphone, le 112 ou le 101. Le point difficile devient alors de dire tu es : appuie-toi sur les bornes kilométriques et le numéro de l'autoroute.

Illustration en préparationLa borne d'appel oriente les secours vers ta position exacte : sur autoroute, elle vaut mieux que le téléphone.

Le remorquage occasionnel

Dépanner un ami en le tractant est autorisé sur route ordinaire, à allure très réduite et avec les feux de détresse. C'est en revanche interdit sur autoroute, où seul un dépanneur intervient, pour rejoindre la sortie la plus proche.

Immobilisé dans un endroit dangereux

Certains lieux demandent une réaction plus rapide : un virage sans visibilité, le sommet d'une côte, un tunnel, un passage à niveau. Le plus grave est le passage à niveau. Si ton véhicule y reste bloqué, la priorité est absolue et le véhicule n'a aucune importance :

  1. Fais sortir tout le monde immédiatement.
  2. Éloigne-toi des voies.
  3. Alerte au numéro d'urgence Infrabel, le 1711, avec l'identifiant inscrit sur l'autocollant du poteau.

La conduite à tenir sur les passages à niveau et dans les tunnels est détaillée au module 06.

Piège fréquent
Sur autoroute, l'endroit le plus dangereux est justement la bande d'arrêt d'urgence, contre la glissière. On n'attend jamais les secours dans la voiture ni à côté : on passe derrière la glissière et on s'éloigne en amont.
11.3
Étape 11.3 sur 14

Sécuriser : le premier réflexe

C'est le premier des trois temps, et le plus important : avant de secourir qui que ce soit, on empêche que la situation empire. Un sauveteur blessé devient une victime de plus.

Illustration en préparationToujours dans cet ordre : sécuriser, alerter, secourir. C'est la seule chose à ne jamais oublier.

Se protéger soi d'abord

Enfile ton gilet, place-toi hors de la chaussée, et garde un œil sur la circulation qui continue autour de toi. Tant que tu n'es pas en sécurité, tu n'es utile à personne.

Où te placer, et où surtout pas

Hors de la chaussée ne suffit pas à décrire l'endroit. Place-toi en amont de l'accident, du côté d'où vient le trafic, pour le voir arriver plutôt que le prendre dans le dos. Mets si possible un obstacle fixe entre toi et la circulation : une glissière, un talus, un arbre. Sur autoroute, c'est derrière la glissière, jamais devant. Et il y a un endroit à ne jamais choisir : entre deux véhicules. Si l'un est heurté par l'arrière, tu es écrasé au milieu.

Baliser les lieux

  1. Allume les feux de détresse des véhicules impliqués.
  2. Place ton triangle en amont.
  3. Demande à un témoin, à distance et en sécurité, de ralentir la circulation qui approche.

Supprimer les sur-risques

Ensuite, on réduit les dangers autour de l'accident : couper les moteurs qui tournent encore, serrer les freins de parking, ne pas fumer et demander aux témoins de ne pas fumer (une fuite de carburant est possible), et écarter les curieux.

On ne déplace pas les véhicules

Avant les constatations, on ne déplace pas les véhicules impliqués, sauf s'ils créent un danger immédiat. Il en va de même pour les victimes : la seule situation où l'on déplace une victime est un danger vital immédiat, comme un incendie ou un risque d'écrasement.

Piège fréquent
On ne déplace jamais une victime pour la mettre à l'aise ou la sortir de la voiture par confort. La seule raison de la déplacer est un danger vital immédiat, comme le feu. Sinon, un mouvement peut aggraver une lésion de la colonne.
11.4
Étape 11.4 sur 14

Alerter : l'appel au 112

Le deuxième temps. Un bon appel fait gagner de longues minutes aux secours. Un appel confus leur en fait perdre autant.

Les numéros belges

NuméroPour quoi
112Secours médicaux, pompiers, ambulance (et police). Le numéro d'urgence, partout en Europe.
101Police.
1733Médecin de garde, pour un problème non urgent le soir ou le week-end.
1722Pompiers pour une intervention non urgente (intempéries, dégâts).
1711Urgence Infrabel, véhicule bloqué sur un passage à niveau.

L'application officielle 112 BE est utile : elle transmet automatiquement ta position au centre d'appel. Attention, les numéros belges sont le 112 et le 101, jamais les numéros de nos voisins.

Observer avant d'appeler

Trente secondes d'observation valent mieux qu'un appel dans la panique. Avant de composer le 112, regarde : où suis-je exactement, combien de véhicules et de victimes, y a-t-il des personnes bloquées, y a-t-il un incendie ou une fuite.

Ce qu'on dit au 112, dans l'ordre

  1. Le lieu, le plus précis possible : numéro d'autoroute, borne kilométrique, sens de circulation, repère visible.
  2. Le type d'accident : combien de véhicules, ce qui s'est passé.
  3. Les victimes : combien, et leur état apparent.
  4. Les dangers particuliers : incendie, fuite, véhicule sur la voie.
Illustration en préparationDans l'ordre : le lieu, le type d'accident, les victimes, les dangers. Le lieu d'abord, c'est ce qui met les secours en route.

Ne raccroche jamais le premier

L'opérateur du 112 te pose des questions et te donne des instructions : il peut guider les gestes à distance, y compris un massage cardiaque. Reste en ligne et fais ce qu'il dit. C'est lui qui met fin à l'appel, pas toi.

Se localiser sur autoroute

Le point le plus difficile est souvent de savoir où l'on est. Sur autoroute, appuie-toi sur les bornes kilométriques, le numéro de l'autoroute, les panneaux de sortie et le sens de circulation. Un lieu approximatif fait perdre de longues minutes.

Illustration en préparationBorne kilométrique, numéro d'autoroute, sortie, sens de circulation : ces quatre repères suffisent à te localiser.

Appeler depuis un endroit difficile

Deux choses à savoir. Si tu n'as pas de réseau de ton propre opérateur, le 112 bascule automatiquement sur n'importe quel autre réseau disponible : tu peux donc appeler même sans signal de ton abonnement, tant qu'un réseau est présent. Et beaucoup de voitures récentes lancent un appel automatique aux secours (eCall) en cas de choc grave, en transmettant leur position : si ce système appelle, ne raccroche pas.

Personne n'a peut-être appelé

Ne suppose jamais que quelqu'un a déjà appelé. Sur autoroute, il arrive que personne n'appelle, parce que chacun pense que l'autre l'a fait. Dans le doute, appelle : un double appel ne gêne pas, une absence d'appel coûte des vies.

Piège fréquent
Le réflexe qui coûte des vies : penser que quelqu'un a déjà appelé. Sur une file d'autoroute, il arrive que personne n'appelle parce que tout le monde le suppose. On appelle, même au risque d'un double appel.
11.5
Étape 11.5 sur 14

Secourir : les principes

Le troisième temps, et seulement le troisième. Secourir, c'est d'abord ne pas nuire. Le principe de non-aggravation gouverne tout ce qui suit : dans le doute, on ne fait rien de plus que sécuriser et alerter.

Ce qu'on ne fait pas

  • On ne déplace pas une victime, sauf danger vital immédiat. Une lésion de la colonne peut être aggravée définitivement par un mauvais mouvement.
  • On ne retire pas le casque d'un motard, sauf nécessité (section 11.6).
  • On ne donne rien à boire, à manger, ni de médicament.
  • On ne juge pas et on ne commente pas l'état de la victime devant elle.

Ce qu'on fait, toujours

On couvre la victime pour éviter qu'elle ne se refroidisse, on lui parle, on la rassure, et on reste avec elle jusqu'à l'arrivée des secours. Une présence calme fait déjà beaucoup.

Plusieurs victimes : le réflexe contre-intuitif

L'instinct pousse à aller vers celui qui crie. Or une personne qui crie respire, donc ses voies respiratoires sont libres. C'est la personne silencieuse et immobile qui peut être inconsciente, et donc la plus grave. Signale le nombre de victimes au 112 dès l'appel : l'opérateur hiérarchise et te dit vers qui aller en priorité. Si tu es seul face à plusieurs victimes, tu n'essaies pas de tout faire, tu alertes et tu suis ses instructions.

Organiser les témoins

Un groupe figé se débloque avec des ordres précis et nominatifs. Ne dis pas que quelqu'un appelle les secours, cela ne marche pas, chacun pense que l'autre s'en charge. Dis plutôt : vous, en veste bleue, appelez le 112. Vous, là-bas, allez chercher le défibrillateur. Un ordre précis, adressé à une personne, est presque toujours exécuté.

L'obligation d'assistance

Porter secours n'est pas seulement humain, c'est une obligation légale. Ne pas venir en aide à une personne en danger grave, alors qu'on pouvait le faire sans risque sérieux pour soi, est une infraction pénale, la non-assistance à personne en danger. FG

Piège fréquent
Face à plusieurs blessés, l'instinct envoie vers celui qui crie. C'est l'inverse : celui qui crie respire, donc va déjà moins mal que celui qui est silencieux et immobile. On signale tout au 112, qui dit vers qui aller.
11.6
Étape 11.6 sur 14

Les gestes qui sauvent

Voici les gestes de base, tels que la Croix-Rouge de Belgique les enseigne. Ils sont simples, mais chacun s'apprend vraiment en formation. Ici, tu découvres leur principe et le bon réflexe. Et rappelle-toi : le 112 te guide au téléphone, mets le haut-parleur et suis sa voix.

Vérifier la conscience

Parle fort à la personne, pose-lui une question simple, et secoue doucement ses épaules. Si elle ne réagit pas, elle est inconsciente : appelle le 112 tout de suite.

Vérifier la respiration

Une fois la personne inconsciente, vérifie si elle respire : penche prudemment sa tête en arrière, menton soulevé, puis regarde si le thorax se soulève, écoute et sens le souffle, pendant 10 secondes au maximum. Attention, une respiration haletante et anormale n'est pas une vraie respiration.

Illustration en préparationD'abord la conscience, parler et secouer les épaules. Puis la respiration, voir, écouter, sentir, dix secondes au plus.

Inconsciente mais respire : la position latérale de sécurité

Si la personne est inconsciente mais respire, on la met sur le côté, en position latérale de sécurité. Le but : garder ses voies respiratoires libres et éviter qu'elle ne s'étouffe si elle vomit, la bouche étant tournée vers le bas. Les gestes précis s'apprennent en formation, et l'opérateur du 112 peut te guider. On surveille la respiration en attendant les secours.

Illustration en préparationInconsciente mais respire : sur le côté, bouche vers le bas, pour ne pas s'étouffer. Les gestes exacts s'apprennent en formation.

Ne respire pas : la réanimation

Si la personne ne respire pas, chaque seconde compte. Alerte immédiatement le 112, mets le haut-parleur, et commence la réanimation si tu sais faire ou en te laissant guider :

  1. Place tes mains au centre du thorax.
  2. Appuie fort, d'environ 5 cm (sans dépasser 6).
  3. Enchaîne à un rythme de 100 à 120 par minute.
  4. Alterne 30 compressions et 2 insufflations, si tu sais les faire.
  5. Continue jusqu'à l'arrivée des secours ou d'un défibrillateur.

Si tu ne sais ou ne veux pas faire les insufflations, fais les compressions seules, sans interruption : c'est déjà très utile.

Le défibrillateur

Un défibrillateur externe (DEA) se trouve dans beaucoup de lieux publics, gares, centres commerciaux, administrations, clubs sportifs. Dès qu'on peut en apporter un, on l'utilise. Il te parle et te guide pas à pas, il analyse seul le cœur et ne délivre un choc que si c'est nécessaire : tu ne peux donc pas te tromper en l'utilisant. On ne touche personne pendant l'analyse et le choc.

Illustration en préparationLe défibrillateur te parle et décide seul du choc : tu ne risques pas de mal faire. On le cherche dès qu'on est plusieurs.

Une hémorragie

Face à un saignement important, le geste est simple : comprime directement la plaie avec un linge propre ou ta main protégée, et maintiens la pression sans relâcher jusqu'aux secours. Si l'hémorragie d'un bras ou d'une jambe ne s'arrête pas malgré la compression, un garrot peut être posé, mais c'est un geste qui s'apprend en formation : suis alors les indications du 112.

Illustration en préparationLe geste de référence : comprimer directement, à travers un linge, et maintenir sans relâcher jusqu'aux secours.

Une brûlure

Refroidis à l'eau pendant 20 minutes, en commençant dans les 20 minutes qui suivent la brûlure. La bonne température est la plus fraîche que la victime supporte pendant ces 20 minutes : jamais de glace ni d'eau glacée, qui aggravent la lésion. Ne mets rien d'autre dessus, ni corps gras, et ne perce pas les cloques. Ensuite, couvre sans serrer.

Une victime consciente

Si la personne est consciente mais choquée, allonge-la, couvre-la, rassure-la et surveille-la en attendant les secours. On ne lui donne rien à boire.

Le casque du motard

En principe, on laisse le casque en place : le retirer risque d'aggraver une lésion de la tête ou de la nuque. Le bon premier geste est d'ouvrir la visière : ça suffit dans la plupart des cas pour parler à la victime, voir son visage et vérifier sa respiration.

On ne retire le casque que dans trois situations :

  • la victime est inconsciente et sa respiration est menacée, ou elle doit être réanimée ;
  • elle vomit ;
  • elle saigne abondamment à la tête.

Dans ces cas, on le fait de préférence à deux : l'un maintient la tête alignée, l'autre écarte doucement le casque, sans plier la nuque. Et dans tous les cas, on suit les instructions du 112.

Illustration en préparationOn laisse le casque, sauf si la victime ne respire pas ou vomit. Alors on le retire à deux, sans plier la nuque.

Ce qu'on ne fait jamais

  • On ne retire pas un objet planté dans une plaie : on comprime autour.
  • On ne remet pas un membre ou une articulation en place.
  • On ne fait rien boire ni manger.
  • On ne laisse pas repartir seule une personne qui a reçu un choc à la tête, même si elle dit aller bien : on la fait examiner.

Ce cours ne remplace pas une formation

Lire ces gestes ne remplace pas de les avoir pratiqués. La Croix-Rouge de Belgique propose une formation aux premiers secours, le brevet européen (BEPS), accessible dès douze ans. Bon à savoir : selon la région et la filière, ce brevet peut dispenser de la formation aux premiers secours exigée dans le parcours du permis. Quelques heures qui peuvent, un jour, tout changer.

Piège fréquent
Une respiration haletante et bruyante, chez une personne inconsciente, n'est pas une vraie respiration : c'est un signe d'arrêt. On ne se rassure pas dessus, on réanime et on suit le 112.
11.7
Étape 11.7 sur 14

Les cas particuliers

Quelques situations demandent une attention particulière. Le fil rouge reste le même : sécuriser, alerter, secourir, sans aggraver.

Un usager vulnérable

Piéton, cycliste, motard : une victime vulnérable est souvent gravement atteinte même si elle semble aller bien, car rien ne la protège. Ne la laisse pas repartir, appelle les secours et fais-la examiner.

Une collision avec un animal

S'il s'agit d'un animal domestique identifiable, on cherche à prévenir son propriétaire. S'il s'agit de gibier ou d'un animal sauvage, on prévient la police, qui fait le nécessaire. Dans tous les cas, on sécurise les lieux et on ne s'approche pas d'un animal blessé et paniqué, qui peut être dangereux.

Un accident sans autre véhicule

Sortir seul de la route reste un accident : les obligations demeurent. En particulier, si tu as endommagé un bien (une barrière, un lampadaire, une clôture), tu dois prévenir. Endommager un bien et repartir sans rien faire, c'est un délit de fuite (section 11.10). Si le propriétaire est absent, laisse tes coordonnées de façon vérifiable ou préviens la police.

Un véhicule qui prend feu

De la fumée sous le capot, une odeur âcre : tu as très peu de temps. Fais sortir tout le monde et éloigne les gens à bonne distance. Ensuite seulement, et uniquement si le feu débute à peine, l'extincteur du bord sert à quelque chose : on vise la base des flammes, jamais la fumée. Le capot ne s'entrouvre que de quelques centimètres, jamais en grand, car l'air qui entre relance le feu d'un coup. Dès que les flammes prennent de l'ampleur, tu n'insistes pas : un réservoir et une batterie ne se combattent pas avec un extincteur de voiture. Tu t'éloignes et tu laisses faire les pompiers.

Un véhicule électrique

Si un véhicule électrique est impliqué, signale-le aux secours dès l'appel. Ne touche pas les câbles oranges (haute tension). Et si la batterie prend feu, l'extincteur ne sert plus à rien : ce type de feu se rallume tout seul et demande des quantités d'eau qu'un particulier n'a pas. On s'éloigne et on attend les pompiers, qui savent quoi faire.

Illustration en préparationUn véhicule électrique impliqué : on le signale au 112 et on ne touche jamais les câbles oranges, sous haute tension.

Un transport de matières dangereuses

Un camion qui porte des plaques orange transporte des matières dangereuses. En cas d'accident : ne t'approche pas, place-toi au vent, c'est-à-dire le vent dans le dos, pour que d'éventuelles émanations s'éloignent de toi, et informe précisément le 112, en lui lisant si possible les chiffres inscrits sur la plaque orange, qui identifient le produit.

Illustration en préparationLes plaques orange signalent des matières dangereuses. On ne s'approche pas, on se place face au vent, on lit les codes au 112.

Un accident dans un tunnel

Un tunnel concentre tout : la fumée n'a nulle part où aller, et personne ne voit ce qui se passe devant. Coupe le moteur et laisse la clé sur le contact, pour que les secours puissent déplacer ta voiture. Utilise le téléphone d'urgence du tunnel plutôt que ton portable : il dit aux secours dans quel tunnel et à quelle hauteur tu es. S'il y a de la fumée, tu sors du véhicule et tu rejoins à pied la sortie de secours la plus proche. Et tu ne fais jamais demi-tour, tu ne recules pas. Le comportement complet en tunnel est au module 06.

Une victime coincée

Si quelqu'un est bloqué dans un véhicule, tu ne tires pas dessus. Dis-le au 112 dès l'appel, car il faut alors les pompiers et leur matériel de désincarcération, pas seulement une ambulance. En attendant, tu parles à la personne, tu la couvres et tu surveilles sa respiration. Ta voix et ta présence valent mieux que tout ce que tu pourrais tenter seul.

Le témoin non impliqué

Si tu n'es pas impliqué, tu n'as pas à t'arrêter systématiquement, mais tu dois t'arrêter si tu peux réellement aider, ne pas gêner les secours, et accepter de témoigner si on te le demande. Ton témoignage peut être précieux pour établir les faits.

Piège fréquent
Sur un début d'incendie, ouvrir le capot en grand relance le feu d'un coup : l'air qui entre le nourrit. On l'entrouvre de quelques centimètres, on vise la base des flammes, et dès que ça dépasse, on s'éloigne et on laisse faire les pompiers.
11.8
Étape 11.8 sur 14

Quand c'est toi qui es dans l'accident

Tout ce qui précède suppose que tu es témoin. Mais un jour, c'est peut-être toi qui es impliqué. Le stress et l'adrénaline changent tout : on est souvent sonné, et la douleur peut être masquée.

Les premiers instants

Ne bouge pas brusquement. Prends trois secondes pour t'évaluer avant de sortir : est-ce que j'ai mal quelque part, est-ce que je peux bouger. L'adrénaline peut cacher une blessure, alors on ne se fie pas seulement à ce qu'on ressent sur le moment.

Avant de sortir

  1. Coupe le contact et serre le frein de parking.
  2. Allume les feux de détresse.
  3. Regarde la circulation autour de toi.
  4. Enfile ton gilet.
  5. Sors du côté opposé au trafic.

Si tu ne peux pas sortir

Si ta portière est bloquée ou si tu soupçonnes une blessure au dos ou au cou, ne force pas. Reste attaché, garde ton calme, appelle ou fais appeler le 112, et attends les secours. Vouloir sortir à tout prix peut aggraver une blessure.

Tes passagers

Occupe-toi d'abord des personnes, avant le véhicule et les formalités. Vérifie les enfants en premier : ils ne savent pas toujours dire où ils ont mal.

Si tu te sens mal après coup

Dis-le aux secours, ne minimise pas, et ne reprends pas le volant. Certaines douleurs apparaissent plus tard.

L'état de choc est normal

Après un accident, il est normal de trembler, d'être confus, d'avoir du mal à décider. Ce n'est pas un signe de faiblesse. Dis-le, fais-toi aider, et ne reste pas seul. Un accompagnement existe.

Piège fréquent
Après un choc, l'adrénaline masque souvent la douleur : on peut être blessé sans le sentir. On prend trois secondes pour s'évaluer avant de bouger, et si l'on soupçonne une blessure au dos ou au cou, on ne force pas pour sortir.
11.9
Étape 11.9 sur 14

Le constat amiable

Le constat amiable fait peur, à tort. Bien rempli, il protège tout le monde. Encore faut-il comprendre à quoi il sert vraiment.

Ce que tout le monde ignore

Le constat n'établit pas les responsabilités. Il fixe les faits : qui, quand, où, comment. Ce sont les assureurs qui déterminent ensuite les responsabilités à partir de ces faits. Signer un constat n'est donc pas reconnaître sa faute, c'est acter ce qui s'est passé.

Quand le remplir

On remplit un constat pour un accident matériel sans blessé. Dès qu'il y a un blessé, même léger, on appelle la police.

Le recto et le verso

Le recto se remplit et se signe sur place, par les deux conducteurs. Une fois signé, plus rien ne peut y être modifié : vérifie donc bien avant de signer. Le verso, lui, se complète plus tard, chacun de son côté.

Les points à ne pas rater

  1. La date et l'heure, le lieu précis.
  2. Les circonstances cochées : c'est la partie la plus importante, coche exactement ce qui s'est passé.
  3. Le croquis et les dégâts apparents.
  4. Les témoins et leurs coordonnées.
  5. La signature des deux parties.
Illustration en préparationLa partie la plus importante du constat : les cases de circonstances. Elles pèsent lourd dans la détermination des responsabilités.

Le croquis

Un bon croquis montre la position des véhicules, le sens de circulation, la signalisation et les marquages, et le nom des rues. Simple et clair vaut mieux que détaillé et confus.

Illustration en préparationUn bon croquis : la position des véhicules, les flèches de sens, la signalisation, les noms des rues. Clair avant tout.

Le constat sur smartphone

Il existe des applications de constat électronique en Belgique : elles ont la même valeur que le constat papier. Dans tous les cas, avant de déplacer les véhicules, photographie la scène : vue d'ensemble, position des véhicules, dégâts de chacun, plaques, signalisation et marquages, traces au sol. Les photos ne remplacent pas le constat, mais elles le complètent utilement.

L'autre conducteur ne parle pas ta langue

Le constat européen est standardisé : les cases se correspondent d'une langue à l'autre. Chacun peut donc remplir sa version dans sa propre langue, et les deux resteront compréhensibles. Si tu es seul et sans constat, note au minimum la plaque, la marque, le modèle, l'heure, le lieu et les coordonnées des témoins.

Quand appeler la police malgré tout

Certains cas imposent d'appeler la police plutôt que de se contenter d'un constat :

  • Désaccord ou refus de signer.
  • L'autre conducteur n'est pas en règle, semble sous influence, ou n'est pas assuré.
  • Un conducteur qui veut partir.
  • Des dégâts à un bien public.
  • Un blessé, même léger.

Si la police ne se déplace pas, rends-toi au commissariat au plus vite pour faire acter les faits. Dans tous les cas, tu dois rester sur place et présenter ta carte d'identité. Enfin, déclare le sinistre à ton assureur au plus tard dans les 8 jours.

Illustration en préparationBlessé, désaccord, conducteur sous influence, non assuré, qui veut partir, dégâts à un bien public : on appelle la police.
Piège fréquent
Signer le constat, ce n'est pas reconnaître sa faute : le constat fixe seulement les faits, ce sont les assureurs qui trancheront les responsabilités. En revanche, une case laissée vide ou mal cochée, elle, peut te coûter cher. On vérifie avant de signer.
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Le délit de fuite

C'est l'une des fautes les plus graves qu'un conducteur puisse commettre, et souvent par panique plutôt que par malveillance. La connaître, c'est ne jamais la commettre.

La définition

Le délit de fuite, c'est quitter intentionnellement les lieux d'un accident auquel on a participé, ou qu'on soupçonne avoir causé, pour échapper aux constatations utiles. Deux choses à bien comprendre :

  • Il n'est pas nécessaire d'avoir causé l'accident, ni qu'il y ait des blessés.
  • Il s'applique aussi aux simples dégâts matériels, y compris à un véhicule en stationnement ou à un bien public.

Autrement dit, celui qui accroche une voiture garée et repart sans laisser ses coordonnées commet un délit de fuite. FG

Le bon comportement sur les lieux

Pour ne jamais tomber dans le délit de fuite, la règle tient en trois gestes : tu t'arrêtes, tu restes sur place, tu t'identifies. Si le propriétaire du bien touché est absent, tu laisses tes coordonnées de façon vérifiable ou tu préviens la police. Ne jamais partir sans rien faire.

Si tu t'en aperçois seulement après

Il arrive qu'on sente un choc sans comprendre, ou qu'on découvre une trace sur son pare-chocs en rentrant. Le délit de fuite suppose une intention de se soustraire aux constatations : partir sans avoir rien remarqué n'en est pas un. Mais dès que tu réalises, tu ne laisses pas courir. Rends-toi au commissariat le plus vite possible pour déclarer les faits. Une démarche spontanée te met à l'abri ; attendre que la police te retrouve grâce à une caméra ou à un témoin te met dans la position exactement inverse.

Les conséquences

Les sanctions pénales du délit de fuite, qui montent selon qu'il y a des dégâts matériels ou des blessés, sont détaillées au module 07 et au module 09. Et il y a le coût caché : en cas de délit de fuite, ton assureur peut se retourner contre toi après avoir indemnisé la victime, comme l'explique le module 09. Fuir coûte toujours plus cher que rester.

Piège fréquent
La panique fait fuir plus que la malveillance. Or accrocher une voiture garée et repartir sans rien laisser est déjà un délit de fuite, même sans blessé et même si tu n'es pas fautif. Un mot glissé sous l'essuie-glace avec ton numéro suffit à l'éviter.
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Après l'accident

Une fois les secours partis et le constat rempli, il reste des démarches. Rien d'urgent, mais utile à connaître pour ne pas être perdu.

Le véhicule qui ne roule plus

S'il ne roule plus, un dépannage l'emmène. Sur autoroute, tu ne choisis pas toujours ton dépanneur : c'est un dépanneur agréé qui intervient. Sans contrat d'assistance, l'appel au 101 en envoie un. Si tu es membre d'une organisation d'assistance (Touring, VAB), elle intervient pour toi.

L'expertise et l'épave

Un expert évalue les dégâts. Si la réparation coûte plus cher que la valeur du véhicule, il est déclare économiquement irréparable : c'est ce qu'on appelle une épave, et l'assurance t'indemnise sur la base de la valeur du véhicule.

Le véhicule de remplacement

Selon ton contrat, tu peux disposer d'un véhicule de remplacement et d'une protection juridique qui prend en charge la défense de tes intérêts. Vérifie ce que couvre ton assurance.

Le suivi médical : consulter même sans douleur

Après un choc, consulte un médecin même si tu n'as pas mal. Certaines lésions, comme au niveau du cou, apparaissent seulement un ou deux jours plus tard. Un certificat médical établi tôt est aussi important pour ton indemnisation.

Le choc psychologique

Se sentir secoué, angoissé ou incapable de reconduire après un accident est normal, et ce n'est pas un signe de faiblesse. Un accompagnement existe : parles-en à ton médecin.

Un accident à l'étranger

Le constat européen est valable dans toute l'Europe, et le 112 fonctionne partout en Europe. Tu remplis ton constat dans ta langue, les cases se correspondent. Conserve les coordonnées de l'autre conducteur et de son assurance.

Piège fréquent
Ne repars pas en te disant que tu n'as rien : après un choc, des douleurs au cou ou au dos apparaissent souvent un ou deux jours plus tard. Une consultation rapide te protège, et le certificat compte pour l'indemnisation.
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L'aptitude médicale et l'obligation de déclaration

Conduire suppose d'être médicalement apte. À la suite d'un accident, d'une maladie ou d'un traitement, cette aptitude peut être remise en cause, et la loi prévoit alors une obligation.

Ce qui peut te rendre inapte

Ce n'est pas réservé aux cas graves. Une vue qui descend sous le minimum légal, une épilepsie, un diabète mal équilibré, une apnée du sommeil non traitée, un trouble cardiaque, une atteinte des membres après un accident, ou un traitement qui altère durablement la vigilance : chacun peut suspendre ton aptitude, parfois seulement le temps de guérir.

L'obligation de déclaration

Si tu n'es plus médicalement apte à conduire, tu as l'obligation de restituer ton permis dans les 4 jours ouvrables au service permis de conduire de ta commune. On ne conduit pas tant qu'on n'est pas de nouveau apte.

Le rôle du médecin et la récupération

C'est le médecin qui évalue l'aptitude. Le permis n'est restitué que sur présentation d'un certificat médical attestant que tu remplis à nouveau les conditions, parfois avec des conditions particulières (port de lunettes, aménagements du véhicule).

Quand il faut plus qu'un avis de médecin

Pour les cas complexes, un organisme agréé évalue ta capacité à conduire après une maladie ou un accident, et détermine si le véhicule doit être adapté. Il dépend de ta région : le CARA (Vias) en Flandre et à Bruxelles, le DAC de l'AWSR en Wallonie. Sa décision se traduit par des codes inscrits sur ton permis, qui disent à quelles conditions tu peux conduire : correction visuelle, boîte automatique, commandes déplacées au volant.

Piège fréquent
L'inaptitude médicale n'est pas une affaire de bonne volonté : la loi impose de restituer son permis dans les 4 jours ouvrables à la commune. On ne le récupère que sur certificat médical, une fois de nouveau apte.
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Récapitulatif final

Une page à garder en tête. Si tu ne devais retenir qu'une chose de ce module, ce serait la fiche réflexe ci-dessous.

La fiche réflexe : sécuriser, alerter, secourir

1. SÉCURISER. Gilet. Feux de détresse. Triangle. Je me place hors de la chaussée. Je coupe les moteurs. Je ne déplace ni véhicule ni victime, sauf danger vital.
2. ALERTER. J'appelle le 112. Je dis le lieu, le type d'accident, le nombre de victimes, les dangers. Je ne raccroche pas le premier.
3. SECOURIR. Je vais d'abord vers la victime silencieuse. Inconsciente qui respire, sur le côté. Ne respire pas, je masse au centre du thorax (100 à 120 par minute) et je suis le 112. Hémorragie, je comprime. Je ne donne rien à boire. Je couvre, je rassure, je reste.

Illustration en préparationLa fiche réflexe : sécuriser, alerter, secourir. À imprimer et à garder dans la boîte à gants.

Les numéros d'urgence

NuméroPour quoi
112Secours médicaux, pompiers, ambulance (et police)
101Police
1733Médecin de garde, non urgent
1722Pompiers, intervention non urgente
1711Urgence Infrabel, passage à niveau

Le triangle et le gilet

Où / quand
GiletDans l'habitacle ; enfilé avant de sortir ; porté quand on sort sur autoroute ou route pour automobiles
Triangle30 m sur route ordinaire, 100 m sur autoroute, visible à 50 m, jour comme nuit

Ce qu'on fait, ce qu'on ne fait jamais

On faitOn ne fait jamais
Sécuriser avant de secourirDéplacer une victime sans danger vital
Appeler le 112 et rester en ligneRetirer un casque sans raison
Mettre sur le côté si inconsciente et respireDonner à boire ou à manger
Comprimer une hémorragieRetirer un objet planté dans une plaie
Couvrir, rassurer, resterLaisser repartir après un choc à la tête
Me placer en amont, derrière un obstacle fixeAttendre entre deux véhicules
Entrouvrir le capot de quelques centimètres sur un début de feuOuvrir le capot en grand, ou insister quand ça dépasse

La checklist du constat

  • Date, heure, lieu précis.
  • Circonstances cochées, la partie la plus importante.
  • Croquis, dégâts apparents.
  • Témoins et coordonnées.
  • Signatures, après vérification.
  • Photos avant de déplacer les véhicules.

* Sources de ce module : loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière, article 33 pour le délit de fuite et article 42 pour l'aptitude à la conduite ; arrêté royal du 1er décembre 1975, article 51 pour les feux de détresse et le triangle de danger, articles 81 et 82 pour l'équipement obligatoire à bord ; article 422bis du Code pénal pour l'abstention de porter secours ; loi du 21 novembre 1989 sur l'assurance obligatoire pour l'indemnisation et le constat. Les gestes de premiers secours suivent les recommandations de la Croix-Rouge de Belgique et du Conseil européen de réanimation ; ce cours ne remplace pas une formation de secourisme. Numéro d'appel unique des secours : 112. Application officielle : 112 BE. Informations valables en 2026.

Piège fréquent
Ne cherche pas à tout retenir de ce module : retiens la fiche réflexe. Sécuriser, alerter, secourir, dans cet ordre, et le principe de non-aggravation. Le reste, le 112 te le rappellera au téléphone le jour où tu en auras besoin.

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