Module 05 · Cours · 11 sections · 19 min de lecture

S'arrêter & stationner

C'est le thème où l'examen adore te piquer avec des chiffres. 5 mètres ? 15 mètres ? 20 mètres ? Et un vocabulaire où un mot change tout : arrêt, stationnement, immobilisé. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe une méthode simple qui marche partout. Avant de te garer, pose-toi trois questions, toujours dans le même ordre. 1) Est-ce que je gêne ou je mets en danger ? 2) Y a-t-il un signal ou un marquage qui l'interdit ? 3) Suis-je du bon côté, dans le bon sens, à la bonne distance ? Si tu passes ces trois filtres, tu es bien garé. Garde cette boussole du début à la fin du module : à la fin, tu sauras toujours dire si un véhicule a le droit d'être là où il est.

5.0
Étape 5.0 sur 11

Les définitions : tout part de là

L'examen ne teste pas d'abord tes distances, il teste ton vocabulaire. Trois mots se ressemblent et ne veulent pas dire la même chose. Tant que tu ne les distingues pas, tu te trompes.

L'arrêt

L'arrêt, c'est immobiliser ton véhicule le temps strictement nécessaire pour embarquer ou débarquer des personnes, ou charger ou décharger des choses. Le point clé : c'est l'action qui compte, pas la durée. Un déménagement qui dure une heure reste un arrêt tant que tu charges vraiment. Tu restes lié à ton véhicule et à l'opération en cours.

Le stationnement

Le stationnement, c'est immobiliser ton véhicule au-delà de ce temps nécessaire. Tu te gares et tu t'en vas faire autre chose : tu stationnes. Dès que tu ne charges plus personne et rien, tu n'es plus à l'arrêt, tu stationnes.

Le véhicule immobilisé

Attention au piège. Un véhicule immobilisé par la circulation (un feu rouge, un embouteillage, un cédez-le-passage) n'est ni à l'arrêt ni en stationnement au sens du code. C'est la route qui te bloque, pas toi qui décides de t'immobiliser. Les règles d'arrêt et de stationnement ne s'appliquent tout simplement pas à ce moment-là.

Le véhicule en panne

Un véhicule en panne n'est ni à l'arrêt ni en stationnement non plus. Tu ne l'as pas choisi. Tu dois le signaler (triangle) et le ranger dès que possible. La signalisation d'urgence est détaillée au module 11.

Piège fréquent
Un déménagement reste un arrêt tant que tu charges vraiment, même s'il dure longtemps. C'est l'action, pas le chrono, qui décide.
5.1
Étape 5.1 sur 11

Où se garer : la hiérarchie imposée

Le code ne te laisse pas choisir librement où poser ta voiture. Il impose un ordre de préférence. Tu descends la liste, tu t'arrêtes au premier endroit possible.

1. L'accotement en priorité

Tu te gares d'abord sur l'accotement. En agglomération, sur l'accotement de plain-pied ou la bande de stationnement. Hors agglomération, sur tous les accotements et la bande de stationnement. Pourquoi cet ordre ? Parce que se ranger hors de la chaussée libère la circulation et réduit le risque.

Illustration en préparationLa voiture est entièrement à l'intérieur de la ligne blanche continue qui délimite la bande de stationnement, parallèle au bord et roues droites.

2. En partie sur l'accotement, si nécessaire

Si l'accotement n'est pas assez large, tu peux te mettre en partie sur l'accotement et en partie sur la chaussée. Mais s'il n'y a pas de trottoir praticable, tu dois laisser aux piétons un passage libre d'au moins 1,5 mètre. Pourquoi 1,5 mètre ? C'est la largeur qui permet à une poussette ou à une personne en fauteuil de passer sans descendre sur la route.

Illustration en préparationLa voiture est à cheval, deux roues sur l'accotement. La double flèche mesure l'espace laissé libre : un mètre cinquante, de quoi laisser passer une poussette sans qu'elle descende sur la chaussée.

3. Sur la chaussée, en dernier recours

S'il n'y a pas d'accotement utilisable, tu te gares sur la chaussée, en respectant les règles de placement de la section suivante. C'est le dernier choix, jamais le premier.

La bande de stationnement, c'est un accotement de plain-pied délimité par une ligne blanche continue. Comment la reconnaître exactement est au module 01.

Piège fréquent
Le 1,5 m de passage piéton n'est pas une politesse, c'est une obligation quand tu mords sur l'accotement sans trottoir praticable à côté.
5.2
Étape 5.2 sur 11

Les règles de placement sur la chaussée

Quand tu dois te garer sur la chaussée, la position n'est pas libre. Elle suit des règles simples, toujours pensées pour ne pas gêner le flux.

Contre le bord droit, dans le sens de la marche

Tu te ranges le plus près possible du bord droit, dans le sens où tu roules. Jamais à gauche, sauf dans un sens unique. Pourquoi à droite ? Parce que se garer à contresens t'oblige à traverser la circulation pour te placer, et crée un véhicule tourné dans le mauvais sens.

Sens unique : les deux côtés

Dans une rue à sens unique, comme tout le monde va dans la même direction, tu peux te garer à droite ou à gauche. C'est la seule exception au bord droit.

Illustration en préparationDes voitures sont garées le long des deux trottoirs, toutes tournées dans le sens de la circulation. Le panneau de sens unique à l'entrée est ce qui autorise le côté gauche.

Parallèle, jamais en double file

Tu te ranges parallèlement au bord, sauf si un marquage impose autre chose (en épi, en bataille). Et jamais en double file : une voiture garée à côté d'une autre bloque une bande entière et met en danger tous ceux qui la contournent. Le dépassement d'un véhicule à l'arrêt est traité au module 06.

Les distances de placement

Tu laisses de la place aux autres. Il faut un espace d'au moins 1 mètre entre ton véhicule et celui de devant ou de derrière. Et la règle va plus loin que ce seul mètre : tu ne peux te garer nulle part où tu empêcherais un autre véhicule d'accéder à sa place ou d'en sortir. Même à plus d'un mètre, si tu le coinces, tu es en faute.

Sur une chaussée à sens unique, tu dois laisser un passage libre d'au moins 3 mètres pour que la circulation continue de passer.

Piège fréquent
La double file n'est jamais du stationnement autorisé, même « juste deux minutes ». Deux minutes en double file, c'est déjà une infraction.
5.3
Étape 5.3 sur 11

Ni arrêt ni stationnement : les 3 périmètres

Voici la famille la plus stricte : les endroits où tu ne peux ni t'arrêter ni stationner. Pour t'y retrouver, ne les apprends pas en vrac. Range-les selon l'interdiction s'applique. C'est exactement la dimension que l'examen teste : partout, sur la chaussée et l'accotement, ou sur la chaussée seulement. Et souviens-toi : on n'interdit jamais au hasard, c'est toujours pour la visibilité, le passage ou la sécurité.

Interdit PARTOUT (chaussée, accotement, tout)

  • Partout où tu constitues un danger ou une gêne sans nécessité : le principe général qui chapeaute tout le reste.
  • Sur l'autoroute et la route pour automobiles : ni sur la chaussée, ni sur les accès, ni sur la bande d'arrêt d'urgence. La BAU est réservée aux urgences réelles, pas à une pause.
  • Sur les trottoirs : ils sont aux piétons, une voiture les force sur la route.
  • Sur un dispositif surélevé (ralentisseur), sauf signalisation contraire : s'y garer casse sa fonction et masque la vue.
  • Sur les pistes cyclables, et à moins de 5 mètres de l'endroit où elles rejoignent la chaussée : une voiture y force le cycliste à déboîter dans le trafic.
  • Sur les marques en damier et les zones d'évitement : ce sont des espaces qui doivent rester libres pour dégager la circulation.
  • Sur les îlots directionnels.
  • Sur les voies ferrées (rails de tram ou de train) : arrêt et stationnement interdits. Seule l'immobilisation forcée au feu, sur des rails intégrés à la chaussée, reste possible le temps du feu.
  • Sur un passage à niveau : danger mortel. C'est une infraction du 4e degré, une faute grave à l'examen. FG
  • Sur les bandes réservées (bus, site spécial franchissable).
  • Sur les emplacements pour personnes handicapées sans la carte spéciale.
Illustration en préparationLa voiture couvre les bandes blanches du passage, qui disparaissent sous la carrosserie. La croix rouge marque la faute ; le piéton, lui, attend au bord et devra contourner.

Le piège de la piste et de la bande cyclable

Attention, les deux ne se valent pas. Sur la piste cyclable (séparée de la chaussée), arrêt et stationnement sont interdits. Mais sur la bande cyclable suggérée (le vélo simplement peint sur la chaussée, sans séparation), le stationnement est autorisé, parce que cette bande fait partie de la chaussée. Comment reconnaître la différence est au module 01.

Interdit sur la CHAUSSÉE ET l'ACCOTEMENT

  • Sur les passages pour piétons et pour cyclistes.
  • Dans un carrefour sans feux : à moins de 5 mètres du prolongement du bord de la voie transversale. Pourquoi 5 m ? Pour dégager le coin et permettre à chacun de voir la rue qu'il croise.
  • Dans un carrefour avec feux : à moins de 20 mètres avant les feux. Le but étant de ne pas les masquer, il y a une exception : si le feu est placé à 1,65 m ou plus au-dessus de la chaussée, ta voiture ne peut pas le cacher et la règle des 20 mètres ne s'applique pas.
  • À moins de 20 mètres des feux et des signaux placés en dehors des carrefours, quand ton véhicule les cacherait.
Illustration en préparationAux quatre coins du carrefour, la zone rouge s'étend sur cinq mètres de part et d'autre du prolongement du bord de la rue transversale. La voiture verte est garée juste au-delà ; la rouge, dedans, est en faute.
Illustration en préparationLa zone rouge n'est que d'un seul côté : avant le passage, dans le sens de la marche, sur cinq mètres. Juste après le passage, la voiture verte est correctement garée.

Interdit sur la CHAUSSÉE seulement

  • À moins de 5 mètres en deçà (avant) d'un passage pour piétons : une voiture garée juste avant cache un enfant qui s'apprête à traverser.
  • Sous les ponts (sur la chaussée) et dans les tunnels, sauf indication contraire.
  • À l'approche du sommet d'une côte et dans un virage sans visibilité : un véhicule caché derrière une bosse ou une courbe, c'est la collision assurée pour celui qui arrive.
  • À hauteur des marques au sol qui l'interdisent (la ligne jaune discontinue au bord, voir plus loin). Reconnaître ces marquages est au module 02.

Le piège du pont : sur un pont, se garer est autorisé. C'est sous un pont, sur la chaussée, que c'est interdit. Et sous un pont, sur l'accotement ou une bande de stationnement, c'est de nouveau autorisé. Ce n'est pas le pont qui interdit, c'est la position sur la chaussée dans un endroit sans visibilité.

Piège fréquent
SUR un pont, tu peux te garer. SOUS un pont sur la chaussée, non. SOUS un pont sur l'accotement, oui. Ce n'est jamais le pont qui interdit, c'est la chaussée dans un endroit sans visibilité.
5.4
Étape 5.4 sur 11

Stationnement interdit mais arrêt autorisé

Deuxième famille, la plus piégeuse : les endroits où tu peux t'arrêter (déposer ou charger quelqu'un ou quelque chose) mais pas stationner (rester). La nuance arrêt/stationnement de la section 5.0 devient ici décisive.

  • Devant les entrées carrossables (les garages) : tu peux t'arrêter pour déposer quelqu'un, tu ne peux pas rester. La logique : ne pas bloquer celui qui veut sortir sa voiture. Une exception connue vise le riverain devant son propre garage.
  • Là où piétons et cyclistes doivent emprunter la chaussée pour contourner un obstacle : y stationner les pousse encore plus loin dans le trafic.
  • À moins de 15 mètres de part et d'autre d'un arrêt de bus ou de tram (au niveau du panneau ou des marques) : le bus doit pouvoir accoster au trottoir et repartir.
  • Devant les accès de propriétés, les sorties de secours et les bouches d'incendie : on garde l'accès libre pour les secours.
  • Là où tu gênerais des véhicules sur rails (le tram) : le tram ne peut pas te contourner.
  • Hors agglomération, sur la chaussée d'une voie prioritaire (le losange) : le stationnement y est interdit, parce qu'une voie prioritaire doit rester fluide et dégagée.
  • Partout où le passage libre restant serait réduit à moins de 3 mètres : sous ce seuil, la circulation ne passe plus, donc stationnement interdit.
  • En zone résidentielle ou de rencontre, hors des emplacements marqués : on n'y stationne que là où le sol ou un panneau l'autorise, jamais n'importe où le long de la rue.
  • Sur une chaussée à voie centrale : la bande centrale doit rester libre pour la circulation.
  • Sur une chaussée divisée en bandes de circulation, sauf sur les emplacements prévus : une bande occupée par une voiture garée, c'est une bande en moins.
  • Hors agglomération, du côté gauche d'une chaussée à deux sens séparés : tu te retrouverais à contresens, dos au trafic.
  • Là où un véhicule garé en face rendrait le croisement impossible : à deux, vous bloquez la rue.
  • Le long d'une ligne jaune discontinue tracée au bord de la chaussée : stationnement interdit, arrêt autorisé. Comment reconnaître ce marquage est au module 02.
Illustration en préparationLa voiture est immobilisée devant la porte de garage, mais le conducteur est resté au volant et un passager descend. L'opération est en cours : c'est un arrêt, pas un stationnement.
Illustration en préparationLe poteau, l'abri, et au sol les marques jaunes qui longent le trottoir. Ce sont ces marques, et non l'abri, qui délimitent la zone de l'arrêt.
Illustration en préparationLe poteau de l'arrêt sert de repère. La zone rouge s'étend de part et d'autre, quinze mètres de chaque côté, et laisse au bus la place d'accoster au trottoir. La voiture verte est juste au-delà ; la rouge est en faute.
Piège fréquent
Hors agglomération, sur une voie prioritaire (le losange), le stationnement est interdit. C'est un classique : la voie prioritaire doit rester dégagée.
5.5
Étape 5.5 sur 11

Les signaux d'arrêt et de stationnement

Après les règles générales vient la deuxième question de la méthode : y a-t-il un signal qui l'interdit ou l'organise ? Ici on applique les panneaux ; comment les reconnaître est au module 02.

Une barre ou deux : la différence qui fait tout

  • stationnement interdit Une barre : stationnement interdit, arrêt autorisé. Une seule interdiction.
  • arrêt et stationnement interdits Deux barres croisées : ni arrêt ni stationnement. Les deux interdits.

Moyen mnémotechnique : une barre : une seule interdiction (le stationnement) ; deux barres : les deux (arrêt et stationnement). Compte les barres, tu as la réponse.

Illustration en préparationLe disque bleu à bord rouge ne porte qu'une seule barre oblique. Derrière lui personne n'est garé, mais une voiture est arrêtée coffre ouvert : sous ce panneau, décharger reste permis.
Illustration en préparationMême rue, même cadrage, mais le disque porte deux barres croisées et le bord de la chaussée est entièrement vide. Sous ce panneau-là, on ne s'immobilise pas du tout.

Où et jusqu'où ils s'appliquent

Le signal vaut du côté où il est placé, à partir de son emplacement et jusqu'au prochain carrefour, sauf indication contraire. Des flèches additionnelles précisent le début, le rappel au milieu, ou la fin de l'interdiction. Certains portent des dates ou des heures (interdiction du 1er au 15, ou à certaines heures) ou organisent un stationnement alterné.

Le stationnement autorisé et organisé

Les panneaux carrés bleus à grand P blanc font l'inverse : ils autorisent et organisent le stationnement. Ils peuvent le réserver aux voitures, à certains véhicules, ou l'imposer sur le trottoir ou l'accotement quand le panneau le montre. Il existe aussi un panneau de zone de stationnement, avec son panneau de fin de zone.

Piège fréquent
Les deux panneaux se ressemblent au premier coup d'œil. Compte les barres : une : stationnement seul interdit, deux : arrêt et stationnement interdits.
5.6
Étape 5.6 sur 11

La zone bleue et le disque

La zone bleue est un grand classique de l'examen, parce qu'elle mélange un panneau, un disque et une durée. Le principe : le stationnement y est limité dans le temps, et le disque est obligatoire.

Régler son disque

Tu places ton disque derrière le pare-brise, réglé sur le trait qui suit ton heure d'arrivée. Si tu arrives à 10h20, tu règles sur 10h30. La durée autorisée par défaut est de 2 heures, sauf si le panneau indique autre chose.

Quand elle s'applique

La zone bleue vaut en général les jours ouvrables, pendant les horaires indiqués sur le panneau. En dehors, la règle du disque ne s'applique pas. Une chose est formellement interdite : rafraîchir son disque, c'est-à-dire revenir avancer l'heure pour rester plus longtemps. La durée est un maximum, pas un compteur qu'on remet à zéro.

Illustration en préparationÀ gauche le panneau de zone bleue à l'entrée de la rue. À droite, le disque posé derrière le pare-brise, son aiguille calée sur un trait de demi-heure et non entre deux.

Horodateurs et stationnement payant

Ailleurs, le stationnement est payant : tu prends un ticket à l'horodateur et tu le poses derrière le pare-brise. Les riverains disposent souvent d'une carte qui les dispense du paiement dans leur quartier.

Illustration en préparationL'horodateur au bord du trottoir, avec son écran, sa fente de paiement et la sortie du ticket. Derrière, la file des voitures qui doivent toutes en afficher un.

La carte pour personnes handicapées

La carte PMR permet de stationner sur les emplacements réservés et donne des facilités ailleurs. En contrepartie, ces emplacements se respectent de façon absolue : s'y garer sans la carte, c'est priver une personne qui en a réellement besoin.

Illustration en préparationLe pictogramme du fauteuil roulant est peint en grand au sol, l'emplacement est délimité en blanc et le panneau le confirme sur son poteau. L'emplacement est laissé libre.
Piège fréquent
« Rafraîchir » son disque pour rester plus longtemps est une infraction. La durée affichée est un maximum, pas un compteur qu'on relance.
5.7
Étape 5.7 sur 11

Quitter son véhicule en sécurité

Se garer ne s'arrête pas quand la voiture est à l'arrêt. Ce que tu fais en descendant compte aussi, et l'examen le teste.

Avant de quitter la voiture

Tu coupes le moteur, tu serres le frein de stationnement, tu retires la clé et tu verrouilles. Un véhicule qu'on quitte doit être sécurisé, pas simplement posé.

En pente : braquer les roues

Sur une pente, si le frein lâche, la voiture ne doit pas partir vers la circulation. Tu braques les roues et tu enclenches une vitesse (ou la position P en automatique). En descente, tu tournes les roues vers le trottoir : si la voiture bouge, elle bute contre le bord au lieu de descendre la rue. En montée, tu tournes les roues vers la chaussée : si elle recule, elle bute aussi contre le bord.

Illustration en préparationLa même rue en pente, deux fois. En descente, les roues sont tournées vers le trottoir ; en montée, vers la chaussée. Dans les deux cas la flèche montre le même résultat : le pneu vient buter contre la bordure au lieu de partir dans la rue.

Ouvrir sa portière sans danger

Avant d'ouvrir ta portière côté rue, tu regardes tes rétroviseurs et ton angle mort, cette zone que les rétroviseurs ne montrent pas et qu'on ne voit qu'en tournant la tête (technique détaillée au module 06). Une portière ouverte sans regarder, c'est le dooring : un cycliste qui arrive percute la porte de plein fouet. Une astuce simple, le dutch reach : ouvre avec la main opposée (la main droite pour la portière gauche). Ce geste te tourne naturellement le buste et le regard vers l'arrière, tu vois le cycliste arriver.

Illustration en préparationÀ gauche, la portière s'ouvre de la main gauche : le buste reste face à l'avant et le cycliste arrive dans l'axe, hors du champ de vision. À droite, la même portière ouverte de la main droite fait pivoter le buste, et le regard croise le cycliste avant que la porte ne s'écarte.

Ne pas laisser tourner le moteur

Laisser le moteur tourner à l'arrêt sans raison est mauvais pour l'environnement et constitue une infraction. Voiture garée, moteur coupé.

Piège fréquent
Ouvrir sa portière sans regarder l'angle mort est une faute, et un vrai danger de mort pour un cycliste. Le regard arrière avant l'ouverture n'est pas optionnel.
5.8
Étape 5.8 sur 11

Les durées et cas particuliers

Quelques limites de temps et interdictions complètent le module. Elles tombent moins souvent, mais elles sont faciles à retenir et rapportent des points sûrs.

  • Un véhicule en panne ne peut pas rester plus de 24 heures sur la voie publique.
  • Un véhicule publicitaire (dont la fonction est de porter une publicité) ne peut pas stationner plus de 3 heures au même endroit.
  • Il est interdit d'exposer un véhicule à vendre ou à louer sur la voie publique.
  • Les remorques détachées de leur véhicule tracteur obéissent à des règles de stationnement particulières.

La signalisation d'un véhicule en panne (triangle, feux de détresse) et les gestes à poser sont détaillés au module 11.

Piège fréquent
Le véhicule publicitaire, c'est 3 heures, pas 24. Ne confonds pas avec la panne. Deux durées différentes, deux situations différentes.
5.9
Étape 5.9 sur 11

Sanctions et dépannage d'office

Un stationnement fautif n'a pas toujours les mêmes conséquences. Il faut distinguer ce qui gêne de ce qui met en danger, et l'amende de la simple redevance.

Gênant ou dangereux

Un stationnement gênant et un stationnement dangereux ne sont pas au même niveau. Plus le stationnement crée de risque (sur un passage à niveau, dans un virage sans visibilité), plus le degré d'infraction est élevé. Le détail des degrés est au module 09.

Le dépannage d'office

Quand un véhicule gêne vraiment ou crée un danger, la police peut le faire enlever d'office, aux frais du conducteur. Tu retrouves ta voiture à la fourrière, et tu paies l'enlèvement en plus de l'amende.

Amende ou redevance

Deux choses à ne pas confondre. Une amende pénale sanctionne une infraction au code (stationnement interdit, dangereux). Une redevance de stationnement est une somme réclamée par la commune quand tu n'as pas payé l'horodateur ou dépassé la zone bleue : ce n'est pas une infraction pénale, c'est le prix du stationnement non réglé.

Piège fréquent
Ne pas payer l'horodateur, ce n'est pas une amende pénale, c'est une redevance communale. Se garer sur un passage à niveau, c'est une infraction. Deux mondes différents.
5.10
Étape 5.10 sur 11

Récapitulatif final

Tout le module tient dans ce tableau et ces quelques repères. Si tu retiens cette page, tu sauras toujours dire si un véhicule a le droit d'être là.

Le tableau à double entrée

Pour chaque lieu : peux-tu t'arrêter ? peux-tu stationner ? et sur quel périmètre porte l'interdiction ?

LieuArrêtStationnementPérimètre de l'interdiction
Sur un passage pour piétonsNonNonChaussée + accotement
À moins de 5 m avant un passage pour piétonsNonNonChaussée
Sur une piste cyclable (et à 5 m de sa jonction)NonNonPartout
Sur une bande cyclable suggérée (vélo peint)OuiOuiAutorisé (fait partie de la chaussée)
Coin de carrefour, à moins de 5 m du bord transversalNonNonChaussée + accotement
À moins de 20 m des feux et signauxNonNonChaussée + accotement
Sur un trottoirNonNonPartout
Sur un passage à niveauNonNonPartout (faute grave) FG
Sous un pont, sur la chausséeNonNonChaussée
Sur un pontOuiOuiAutorisé
Devant une entrée de garageOuiNonStationnement seul interdit
À moins de 15 m d'un arrêt de busOuiNonStationnement seul interdit
Le long d'une ligne jaune discontinueOuiNonStationnement seul interdit
Hors agglo, sur une voie prioritaireOuiNonStationnement seul interdit
Panneau à une barreOuiNonDu côté placé, jusqu'au carrefour
Panneau à deux barresNonNonDu côté placé, jusqu'au carrefour

La méthode, en 3 questions

Devant n'importe quelle place, pose-toi ces trois questions dans cet ordre. La première qui répond « non » tranche.

  1. Est-ce que je gêne ou je crée un danger ? Visibilité masquée, passage bloqué, usager poussé dans le trafic. Si oui, c'est non, et aucun panneau n'est nécessaire pour le dire.
  2. Y a-t-il un signal ou un marquage qui l'interdit ? Un panneau à une ou deux barres, une ligne jaune discontinue, un emplacement réservé.
  3. Mon placement est-il correct ? Le plus près possible du bord droit, dans le sens de la marche, parallèle, hors de la chaussée si l'accotement le permet.

Les chiffres à connaître par cœur

  • 5 m : avant un passage piéton, jonction de piste cyclable, coin de carrefour.
  • 15 m : de part et d'autre d'un arrêt de bus ou de tram.
  • 20 m : des feux et des signaux placés hors carrefour.
  • 1,5 m : passage laissé aux piétons quand tu mords sur l'accotement.
  • 3 m : passage libre minimal à laisser sur la chaussée.
  • 24 h : durée maximale d'un véhicule en panne.
  • 3 h : durée maximale d'un véhicule publicitaire.

* Sources de ce module : arrêté royal du 1er décembre 1975, articles 2 (définitions de l'arrêt et du stationnement), 23 (placement du véhicule à l'arrêt et en stationnement), 24 (endroits où l'arrêt et le stationnement sont interdits), 25 (endroits où le stationnement seul est interdit), 27 (stationnement à durée limitée et disque) et 27bis (emplacements réservés aux personnes handicapées).

Piège fréquent
Si tu hésites, reviens aux 3 questions dans l'ordre. Gêne ou danger, puis signal, puis placement. Neuf situations sur dix se tranchent dès la première question.

Tu as lu la théorie ? Teste-toi.

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