Le test de perception des risques, expliqué pour de bon
Cinq vidéos filmées depuis un pare-brise, dix risques à repérer, six bonnes réponses pour passer. Le test ne mesure ni ton temps de réaction ni ta connaissance du code : il vérifie une seule chose, ta capacité à voir venir un danger avant qu'il n'arrive. Cette page t'explique comment il fonctionne, ce qui change selon ta région et ton centre, et comment t'y préparer.
Règles, formats et tarifs vérifiés sur les sources officielles le 29 septembre 2026. Les sources sont listées en bas de page.
Sommaire du guide
- 1. Ce que le test mesure vraiment
- 2. Ta région et ton centre changent les règles
- 3. Événement ou risque : la distinction qui décide de tout
- 4. Les quatre familles de risques
- 5. La méthode de balayage visuel
- 6. Les sept pièges classiques
- 7. Ce que ton cerveau fait contre toi
- 8. Stratégie selon ton format
- 9. S'entraîner gratuitement
- 10. Si tu rates
- 11. La checklist du jour J
- 12. Questions fréquentes
- Sources officielles
1Ce que le test mesure vraiment
Et surtout, ce qu'il ne mesure pas.
Tu es assis devant un écran. Cinq séquences défilent, filmées depuis le pare-brise d'une voiture en circulation. Dix risques sont répartis sur ces cinq vidéos, de zéro à trois par séquence, et tu dois les signaler. Six sur dix suffisent.
La formulation officielle du GOCA mérite d'être lue deux fois : le test vérifie si tu peux reconnaître les dangers potentiels sur la route, et ni ton temps de réaction ni ta connaissance du code de la route ne sont évalués. Ce n'est donc pas un jeu de rapidité, et ce n'est pas non plus une seconde théorie. C'est un test de lecture de scène.
Voici à quoi ressemble une vraie correction. Deux vidéos du simulateur PermisPass, filmées dans les rues de Bruxelles : la zone verte suit le danger pendant le moment exact où ton clic aurait compté.
Faire ces vidéos sur le simulateur Les 3 premières vidéos sont gratuites, sans inscription.
Deux formats, deux exercices différents
Selon le centre où tu passes, l'épreuve prend l'une de ces deux formes. Ce n'est pas un détail de présentation : les deux ne s'entraînent pas de la même façon.
Tu cliques sur la zone de l'écran où se trouve le danger, pendant que la vidéo défile. Dix clics au total pour l'ensemble du test. Ce format récompense l'anticipation : cliquer trop tard, quand le danger est devenu évident, peut ne plus compter.
Tu regardes la séquence en entier, puis on te propose quatre réponses dont une à trois sont correctes. Ce format récompense la mémoire de la scène et la lecture attentive des propositions. Pas de course contre la montre pendant la vidéo.
2Ta région et ton centre changent les règles
Le format, le prix, la validité et les conséquences d'un échec ne sont pas les mêmes selon l'endroit où tu passes.
Le permis est une compétence régionale, et chaque région a fait des choix différents. Pire : à Bruxelles, le format dépend même du centre. C'est la première chose à vérifier avant de commencer à t'entraîner.
| Bruxelles-Capitale | Wallonie | Flandre | |
|---|---|---|---|
| Format | Anderlecht : clics · Schaerbeek-Evere : sélection | Clics | Sélection après vidéo |
| Quand | Première partie de l'examen pratique, passée dans une séance à part, à réussir avant l'épreuve sur la voie publique. Anderlecht : sur rendez-vous en ligne. Schaerbeek-Evere : sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h, un essai par jour. | Avant l'examen pratique, sur rendez-vous, pendant les heures d'ouverture de l'examen théorique, dans le centre wallon de ton choix. Tu dois l'avoir réussi pour réserver ton examen pratique. | Partie intégrante de l'examen pratique, le même jour et dans le même centre, avant ou après l'épreuve sur route (le centre décide). Tu reçois ton résultat après les deux. |
| Prix | Compris dans les 46 € | 17 € à part | Compris dans les 51 € |
| Validité | 1 an | Celle du théorique | Se refait à chaque examen |
| En cas d'échec | 2 échecs = 6 h obligatoires | 2 échecs = 3 h obligatoires | Réserve, pas un échec automatique |
| Centres | Anderlecht (La Sécurité Automobile) et Schaerbeek-Evere (ACT) | Autosécurité et AIBV. Depuis le 1er janvier 2026, le test doit être réussi en Wallonie pour passer l'examen pratique wallon. | Centres GOCA Vlaanderen. Test en néerlandais, avec traduction audio en français, allemand ou anglais. |
| Premiers secours | Plus obligatoires depuis le 15 août 2026 | Non exigés | Non exigés |
Tableau défilable horizontalement sur petit écran.
Bruxelles-Capitale
La seule région où le format dépend du centre, et la seule où le test compte comme un échec pratique.
- Format
- Anderlecht : clics sur la vidéo. Schaerbeek-Evere : sélection après chaque vidéo, 4 propositions dont 1 à 3 justes.
- Moment
- Première partie de l'examen pratique, passée dans une séance à part, à réussir avant l'épreuve sur la voie publique. Anderlecht : sur rendez-vous en ligne. Schaerbeek-Evere : sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h, un essai par jour.
- Prix
- Aucune ligne distincte au barème : compris dans les 46 € de l'examen pratique, si les deux parties se passent dans le même centre. Un échec à l'une ou l'autre : tu repaies 46 €.
- Validité
- 1 an à compter de la réussite.
- En cas d'échec
- Compte comme un échec à l'examen pratique. Deux échecs consécutifs, quelle que soit la combinaison, imposent 6 heures de cours pratiques en auto-école agréée.
- Premiers secours
- Plus obligatoires depuis le 15 août 2026 (ils l'étaient depuis 2018). Tu peux suivre la formation volontairement, elle ne change rien à ton parcours.
Wallonie
Le seul endroit où le test se paie et se passe séparément, avant l'examen pratique.
- Format
- Clics sur la vidéo, chez Autosécurité comme à l'AIBV.
- Moment
- Avant l'examen pratique, sur rendez-vous, pendant les heures d'ouverture de l'examen théorique, dans le centre wallon de ton choix. Tu dois l'avoir réussi pour réserver ton examen pratique.
- Prix
- 17 €, seule région où le test apparaît comme une ligne distincte au barème.
- Validité
- Celle de ton attestation de réussite du théorique, soit 3 ans maximum à partir de cette théorie.
- En cas d'échec
- Tu peux le repasser, même le jour même chez Autosécurité, sans limite de tentatives (17 € à chaque passage). Deux échecs consécutifs imposent 3 heures de cours en auto-école agréée. L'école te remet un certificat d'enseignement, à rendre au centre pour repasser le test.
- Premiers secours
- Non exigés dans cette région.
Flandre
La région la plus clémente : rater le test n'interrompt pas ton examen pratique, et ne le fait pas rater à lui seul.
- Format
- Sélection après chaque vidéo : « Wat heb je gezien? », 4 propositions, de 1 à 3 bonnes réponses. 2 vidéos d'essai, puis 5 vidéos notées.
- Moment
- Partie intégrante de l'examen pratique, le même jour et dans le même centre, avant ou après l'épreuve sur route (le centre décide). Tu reçois ton résultat après les deux.
- Prix
- Aucune ligne distincte au barème : compris dans les 51 € de l'examen pratique.
- Validité
- Aucune validité propre : le test fait partie de l'examen pratique et se refait à chaque nouvel examen pratique. C'est ta théorie qui doit avoir moins de 3 ans.
- En cas d'échec
- L'examen n'est pas interrompu : tu passes quand même l'épreuve sur route. Sous 6/10, tu reçois une réserve (« voorbehoud ») sur cette partie, pas un échec automatique : tu es évalué sur l'ensemble. Si tu rates l'examen, tu repasses les deux parties (51 €), pas le même jour. Deux échecs consécutifs imposent au moins 6 heures de cours de conduite.
- Premiers secours
- Non exigés dans cette région.
Ce que ça coûte exactement, barèmes officiels 2026
Ces montants viennent des barèmes de redevances en vigueur au 1er janvier 2026, publiés par les centres eux-mêmes. TVA comprise. Ils sont liés en bas de page.
| Examen théorique | Perception des risques | Examen pratique | |
|---|---|---|---|
| Bruxelles | 19 € | Compris dans les 46 € | 46 € |
| Wallonie | 17 € | 17 € à part | 42 € |
| Flandre | 19 € | Compris dans les 51 € | 51 € |
3Événement ou risque : la distinction qui décide de tout
C'est la seule chose à vraiment comprendre. Tout le reste en découle.
La plupart des échecs ne viennent pas d'un manque d'attention. Ils viennent d'un contresens : le candidat signale tout ce qui bouge, épuise ses clics, et passe à côté des vrais dangers. Or un événement n'est pas un risque.
Quelque chose est présent dans la scène. Un piéton sur le trottoir. Une voiture garée. Un cycliste qui roule droit.
Quelque chose indique que cette présence va croiser ta trajectoire. Un regard vers la chaussée. Un clignotant. Un feu stop qui s'allume.
Là, et seulement là, tu signales.
Concrètement : un piéton debout sur un trottoir, tourné vers les vitrines, est un décor. Le même piéton qui tourne la tête vers la chaussée, ou qui avance d'un pas vers la bordure, devient un risque. La différence tient à un indice, souvent minuscule, et c'est cet indice que le test te demande de voir.
Huit situations pour t'entraîner tout de suite
Pour chacune, une seule question : est-ce que tu signalerais, ou pas ? Quatre de ces huit situations sont des événements sans danger, et signaler l'une d'elles te ferait perdre un clic.
Réponds sans réfléchir trop longtemps. Le jour du test, tu auras deux secondes.
1. Un piéton marche sur le trottoir, dos à la chaussée, vers une vitrine.
2. Le même piéton s'arrête et tourne la tête vers la chaussée.
3. Une camionnette est garée à droite, portes fermées, personne autour.
4. Un cycliste roule droit devant toi, à sa place, sans dévier.
5. Le même cycliste jette un coup d'œil par-dessus son épaule gauche.
6. Au carrefour, la voiture en face met son clignotant et commence à tourner devant toi.
7. Un enfant marche sur le trottoir en tenant la main d'un adulte.
8. Une voiture garée à droite allume ses feux stop.
Si tu as fait moins de six sur huit, ce n'est pas grave, mais c'est le signe que tu signales encore des événements. Relis la section précédente : la question n'est jamais « est-ce que je vois quelque chose », c'est « est-ce que ce quelque chose a une raison de croiser ma route ».
4Les quatre familles de risques
Presque tous les risques du test entrent dans l'une de ces quatre catégories.
Les usagers faibles
Piétons, cyclistes, trottinettes, enfants, personnes âgées, personnes à mobilité réduite. C'est la famille la plus représentée, et de loin. Un test de perception des risques est conçu par des gens dont le métier est de réduire la mortalité routière : les usagers vulnérables y sont surreprésentés parce qu'ils le sont aussi dans les statistiques d'accidents. Si tu ne devais surveiller qu'une chose, ce serait celle-là.
Les indices à repérer : un regard tourné vers la chaussée, un pas vers la bordure, un groupe d'enfants, un ballon, une personne qui court vers un arrêt de bus, un cycliste qui jette un œil par-dessus son épaule.
La signalisation dynamique
Tout ce qui annonce un changement d'état de la circulation : feux tricolores, clignotants, feux stop, feux de détresse, gyrophares, signaux de chantier, agent qui règle la circulation. Un clignotant est une déclaration d'intention, et des feux stop qui s'allument devant toi t'obligent à freiner. Les vidéos montrent aussi ton compteur, tes clignotants et tes rétroviseurs : regarde-les.
Les obstacles et les masques de visibilité
Un véhicule stationné, une camionnette de livraison, un bus à l'arrêt, une haie, un virage sans visibilité, un camion devant toi. Ce ne sont pas des dangers en eux-mêmes : ce sont des cachettes. Le danger est ce qui peut en sortir. Ne clique pas sur la cachette : garde-la à l'œil, et signale dès que quelque chose en sort. C'est la famille la plus difficile, parce qu'il faut être prêt avant que le danger se montre.
Les conditions environnementales
Pluie, chaussée mouillée, brouillard, éblouissement, nuit, feuilles mortes, travaux, rail de tram, pavés. Elles agissent rarement seules : elles aggravent tout le reste. Quand une séquence est filmée sous la pluie, c'est un signal envoyé au candidat.
5La méthode de balayage visuel
Le défaut le plus courant : fixer le centre de l'écran pendant trente secondes.
Un conducteur inexpérimenté regarde là où il va. Un conducteur expérimenté balaie. Sur un écran, c'est encore plus vrai : la caméra est fixe, alors que ton regard, lui, doit continuer de bouger.
L'horizon, le fond de la rue, la sortie du virage. C'est là qu'on voit arriver ce qui deviendra un problème dans cinq secondes.
La zone immédiate, le véhicule qui te précède, la trajectoire. C'est là que se joue ce qui arrive dans une seconde.
Trottoirs, entrées de garage, rues transversales, bandes cyclables. La famille des usagers faibles vit presque entièrement ici.
Un cycle complet toutes les deux à trois secondes. Jamais de fixation prolongée sur un point unique, même intéressant.
Cette boucle demande un effort conscient au début. Après une dizaine de minutes d'entraînement sur des vidéos, elle devient automatique, et c'est tout l'intérêt : le jour du test, elle doit tourner sans que tu y penses, pour laisser ton attention disponible à l'analyse.
6Les sept pièges classiques
Ce sont les mêmes qui reviennent, parce qu'ils testent tous la même faiblesse : croire ce qu'on voit plutôt que lire ce qui s'annonce.
Il attend sur le trottoir, parfaitement statique, pendant plusieurs secondes. Puis il tourne la tête. Le risque naît à cet instant précis, pas quand il descend du trottoir. Beaucoup de candidats signalent trop tard, quand la traversée a commencé.
Une camionnette garée sur ta droite ne fait rien de dangereux. Mais elle cache ce qui peut en surgir : un enfant, une portière, un piéton qui contourne. Ne clique pas sur la camionnette, ce serait un clic perdu : surveille-la, et clique à l'instant où quelque chose en sort.
Tu approches d'un carrefour, le feu est vert et rien ne bouge. Tant que rien ne bouge, il n'y a rien à signaler. Mais reste prêt : le véhicule d'en face qui veut tourner peut couper ta route, et c'est à ce moment-là que tu signales.
Il roule droit, bien à sa place, sans faire d'histoires. Puis il regarde par-dessus son épaule. Ce coup d'œil est le signal le plus fiable du test : il précède presque toujours un déport ou un changement de direction.
Deux risques apparaissent en même temps, à deux endroits de l'écran. Le réflexe est de traiter le plus visible et d'oublier l'autre. C'est exactement ce que la séquence cherche à provoquer.
Vingt-cinq secondes de route déserte. L'attention retombe, forcément. Et le danger arrive dans les cinq dernières secondes. C'est le piège le plus efficace du test, parce qu'il ne demande aucune subtilité : il attend juste que tu décroches.
Écouteurs, téléphone, capuche, parapluie bas sur les yeux. Il ne te verra pas et ne t'entendra pas. Un piéton distrait près d'une chaussée est un risque même s'il n'a encore rien fait, parce que l'indice, ici, c'est justement l'absence de vigilance.
7Ce que ton cerveau fait contre toi
Cinq mécanismes normaux, qui deviennent des handicaps devant cet écran.
Sous stress, le champ visuel se rétrécit et l'attention se concentre au centre. C'est un réflexe utile en cas de danger réel, désastreux pour un test où les risques naissent sur les côtés. Le remède est mécanique : le balayage forcé.
Quand on cherche activement une chose, on devient aveugle aux autres. Fixer un piéton pendant cinq secondes suffit à ne pas voir la voiture qui déboîte. D'où l'interdiction de fixer, même un danger avéré.
Les candidats qui conduisent déjà depuis un moment échouent souvent plus que les débutants. Ils lisent la route comme des conducteurs, pas comme des candidats : ils voient le danger, l'estiment gérable, et ne le signalent pas.
Un signalement raté, et on se met à signaler tout et n'importe quoi pour se rattraper. Chaque clic perdu manque pour la suite : la panique épuise les dix clics avant la fin et transforme un mauvais début en échec certain.
La séquence précédente contenait trois risques, donc on en cherche trois dans la suivante. Or chaque vidéo est indépendante et peut n'en contenir aucun. Chaque séquence se regarde comme si c'était la première.
Le seul contre-feu qui marche : entre chaque séquence, une respiration lente, et une phrase mentale pour repartir à zéro. Deux secondes suffisent à couper l'ancrage et la panique.
8Stratégie selon ton format
Les deux formats ne se jouent pas de la même manière.
Si tu passes en format clics
Tu as dix clics pour dix risques. La marge est nulle : un clic sur un faux danger ne retire aucun point, mais il est perdu, et il te manquera pour un vrai risque. La règle est donc l'économie.
- Ne clique que sur ce que tu peux justifier en une phrase. Si tu ne sais pas dire pourquoi c'est un risque, ce n'en est pas un.
- Un risque, un clic. Recliquer sur un risque déjà trouvé ne sert à rien.
- Clique tôt, sur l'indice, pas sur la conséquence.
- Une séquence sans rien à signaler existe. Ne pas cliquer est parfois la bonne réponse.
Si tu passes en format sélection
Pas de course pendant la vidéo : tu regardes, puis tu choisis. L'exercice devient un exercice de mémoire et de lecture.
- Pendant la vidéo, nomme mentalement chaque risque que tu vois. Un risque nommé se retient, un risque simplement vu s'oublie.
- Lis les quatre propositions en entier avant d'en cocher une seule. Elles sont souvent proches.
- De une à trois réponses peuvent être correctes : ne t'arrête pas à la première qui te paraît juste.
- Ne reviens pas sur un choix par simple doute. Un doute n'est pas une information nouvelle.
9S'entraîner gratuitement
Le simulateur PermisPass, et une méthode qui ne coûte rien.
L'entraînement qui ne coûte rien
Le meilleur exercice ne se fait pas devant un écran. Chaque fois que tu es passager, commente à voix haute les risques que tu vois se former, avant qu'ils se produisent. À voix haute, vraiment : verbaliser force à trancher entre un événement et un risque, ce qu'un simple coup d'œil ne fait pas. Dix minutes de trajet par jour pendant une semaine valent mieux qu'une soirée de vidéos.
Regarder passivement n'entraîne rien : il faut décider, puis voir si tu avais raison. C'est exactement ce que fait le simulateur : une vraie vidéo, tu signales, et la correction te montre ce que tu as manqué.
Le simulateur PermisPass
De vraies vidéos filmées dans les rues de Bruxelles, dans les deux formats de l'examen : le format clics (Wallonie, Anderlecht), où tu cliques sur chaque danger au moment où il apparaît, et le format sélection (Flandre, Schaerbeek-Evere), où tu coches ce que tu as perçu après le film. Après chaque vidéo, la correction te montre en vert où et quand il fallait cliquer, et un simulateur d'examen te met dans les conditions du jour J : 5 vidéos, 10 clics, une note sur 10. Les 3 premières vidéos sont gratuites, sans inscription ; l'accès complet coûte 9,99 € pour 30 jours.
Essayer les 3 vidéos gratuites10Si tu rates
Les conséquences varient beaucoup d'une région à l'autre. Autant les connaître avant.
Un premier échec n'a rien d'exceptionnel et ne compromet rien. Ce qui coûte cher, c'est le deuxième d'affilée, et là encore la règle change selon l'endroit.
Dans tous les cas, les heures imposées ne sont pas une punition administrative : ce sont des heures avec un moniteur, et elles servent réellement à quelque chose si tu arrives avec des questions précises sur ce que tu as manqué.
11La checklist du jour J
Six phrases à te répéter avant d'entrer dans la salle.
Le test évalue ce que je vois venir, pas ce que je constate.
Un cycle complet toutes les deux à trois secondes, sans exception.
Zéro risque dans une vidéo, ça existe. Le silence ne coûte aucun point.
Une séquence vide de vingt secondes prépare presque toujours une fin chargée.
Un risque que je ne peux pas justifier en une phrase n'en est pas un.
Ce que contenait la précédente ne dit rien de la suivante.
12Questions fréquentes
Les réponses correspondent au balisage envoyé à Google : elles sortent de la même source.
C'est quoi le test de perception des risques ?
C'est une épreuve sur ordinateur qui vérifie une seule chose : sais-tu repérer un danger potentiel avant qu'il se produise. Tu regardes cinq séquences filmées depuis le pare-brise d'une voiture, et tu signales les risques. Ni ton temps de réaction ni ta connaissance du code de la route ne sont évalués. Il faut 6 sur 10 pour réussir.
Combien de points faut-il pour réussir ?
Six sur dix, soit 60 %. Les dix risques sont répartis sur les cinq vidéos, de zéro à trois par séquence. Un risque correctement identifié rapporte un point. En format clics, un clic sur un faux danger ne retire aucun point, mais il est perdu : tu n'as que 10 clics pour tout le test. En format sélection, chaque mauvaise réponse cochée retire un point.
Le test est-il obligatoire partout en Belgique ?
Oui, dans les trois régions, pour le permis B. Ce qui change d'une région à l'autre, c'est le format, le moment où tu le passes, son prix et les conséquences d'un échec. Ces différences sont détaillées plus haut sur cette page.
Quelle est la différence entre le format clics et le format sélection ?
En format clics, tu cliques sur la zone de l'écran où se trouve le danger, pendant que la vidéo défile, avec dix clics au total pour tout le test. En format sélection, tu regardes la séquence en entier, puis on te propose quatre réponses parmi lesquelles une à trois sont correctes. Le premier récompense l'anticipation, le second la mémoire de la scène.
Quel format vais-je passer ?
Cela dépend de ton centre, pas seulement de ta région. En Wallonie, c'est le format clics chez Autosécurité comme à l'AIBV. En Flandre, c'est la sélection après vidéo. À Bruxelles, c'est le format clics à Anderlecht et la sélection après vidéo à Schaerbeek-Evere.
Combien coûte le test de perception des risques ?
En Wallonie, 17 € facturés séparément : c'est le seul barème des trois où le test apparaît comme une ligne distincte. À Bruxelles et en Flandre, cette ligne n'existe pas, le test est compris dans la redevance de l'examen pratique, soit 46 € à Bruxelles et 51 € en Flandre. À titre de comparaison, l'examen pratique wallon coûte 42 €.
Combien de temps le résultat est-il valable ?
À Bruxelles, un an à compter de la réussite. En Wallonie, la validité est celle de ton attestation de réussite du théorique, soit trois ans maximum à partir de cette théorie : si tu as passé ta théorie il y a deux ans, il ne te reste pas trois ans, il t'en reste un. En Flandre, le test n'a pas de validité propre : il fait partie de l'examen pratique et se refait à chaque nouvel examen.
Que se passe-t-il si je rate ?
En Flandre, l'examen continue : tu passes quand même l'épreuve sur route, et un score sous 6/10 donne une réserve (« voorbehoud »), pas un échec automatique. En Wallonie, tu peux le repasser, et deux échecs consécutifs imposent trois heures de cours en auto-école agréée. À Bruxelles, l'échec compte comme un échec à l'examen pratique, et deux échecs consécutifs imposent six heures de cours.
Faut-il une formation aux premiers secours ?
Plus depuis le 15 août 2026. Bruxelles était la seule région à l'exiger, depuis 2018 ; elle est désormais facultative et ne change rien à ton parcours. Ni la Wallonie ni la Flandre ne l'ont jamais demandée.
Peut-il y avoir une vidéo sans aucun danger ?
Oui, et c'est un piège classique. Les dix risques sont répartis sur cinq vidéos, de zéro à trois par séquence : certaines n'en contiennent donc aucun. Ne rien signaler quand il n'y a rien ne coûte aucun point. Signaler un danger qui n'existe pas te fait perdre un clic en format clics, et un point en format sélection.
Peut-on s'entraîner gratuitement ?
Oui. Le simulateur PermisPass propose de vraies vidéos filmées à Bruxelles, dans les deux formats de l'examen, clics et sélection, avec une correction qui te montre en vert où et quand il fallait cliquer : les 3 premières vidéos sont gratuites, sans inscription. Tu en vois trois corrections sur cette page. En plus, quand tu es passager, commente à voix haute chaque danger que tu vois arriver.
Peut-on repasser le test le même jour ?
En Wallonie, oui : chez Autosécurité, tu peux te représenter le jour même, sans limite de tentatives (17 € à chaque passage). À Schaerbeek-Evere, c'est un essai par jour au maximum. En Flandre, si tu rates l'examen pratique, tu le repasses en entier, jamais le même jour.
Sources officielles
Chiffres et règles vérifiés le 29 septembre 2026. Les tarifs et les formats changent : si tu lis cette page bien plus tard, recoupe.
Théorique B à 19 €, pratique B à 46 €, en vigueur au 1er janvier 2026. Aucune ligne « perception des risques » : le test est compris dans l'examen pratique.
Le seul barème des trois où le test apparaît séparément : « test de perception des risques catégorie B, 17,00 € ». Théorique à 17 €, pratique B à 42 €, TVA comprise.
Format clics, seuil de 6/10, validité alignée sur l'attestation théorique, certificat d'enseignement après deux échecs, test à réussir en Wallonie depuis 2026.
5 films, 10 risques, 10 clics, 6/10. Un clic incorrect coûte un clic. Sur rendez-vous, reprise possible le jour même, sans limite de tentatives.
Deux parties, 46 €, validité d'un an, 6 h après deux échecs, premiers secours devenus facultatifs.
Format sélection : 2 vidéos d'essai puis 5, 4 propositions dont 1 à 3 justes, test sans rendez-vous.
Plus obligatoires en Région de Bruxelles-Capitale depuis le 15 août 2026.
Test sur rendez-vous, à réussir avant l'épreuve sur la voie publique.
« Wat heb je gezien? », 4 propositions, 1 à 3 justes, 6/10, réserve (voorbehoud) sous 6/10, avant ou après l'épreuve sur route.
Examen pratique à 51 €, les deux parties à repasser en cas d'échec, 6 h de cours après deux échecs.
Ce que le test mesure, et deux vidéos de démonstration officielles.