En Belgique, réussir l’examen théorique du permis B ouvre une fenêtre de trois ans. Pas trois ans pour commencer à conduire, pas trois ans à compter de la délivrance du permis provisoire : trois ans à partir du jour où l’écran du centre d’examen a affiché ton score. Passé cette date, la réussite ne vaut plus rien sur le plan administratif, et il n’existe ni prolongation, ni dérogation, ni recours.
C’est une règle courte à énoncer et coûteuse à découvrir trop tard. Chaque année, des candidats se présentent au guichet d’un centre d’examen avec un permis provisoire encore valable en poche, persuadés d’être en ordre, et s’entendent dire qu’ils ne peuvent pas passer leur examen pratique. Ce dossier explique pourquoi, ce que les textes disent exactement, ce qui tombe et ce qui survit à l’expiration, ce que la réforme régionale de 2026 a changé, et comment reprendre le parcours en perdant le moins de temps possible.
Trois ans, et pas un jour de plus
Le portail officiel de la Région wallonne formule la règle en deux phrases qui ne laissent aucune place à l’interprétation : « L’examen théorique est valable 3 ans. La validité n’est pas prolongeable. » Le portail de la Région de Bruxelles-Capitale dit la même chose. En Flandre, la fédération des centres d’examen agréés la reprend telle quelle : le résultat reste valable au maximum trois ans, après quoi il faut repasser l’examen dans son intégralité.
Il n’y a donc pas de zone grise. Pas de tolérance de quelques semaines, pas de demande motivée à introduire, pas de formulaire de prolongation. Le jour anniversaire, la réussite s’éteint.
Une précision qui a son importance : la règle ne dépend pas de ce que tu as fait pendant ces trois ans. Que tu aies roulé quinze mille kilomètres avec un guide ou que tu n’aies jamais touché un volant ne change rien au compteur. Il ne mesure pas ta progression, il mesure l’ancienneté d’un résultat d’examen.
Où la règle est écrite, et pourquoi elle apparaît deux fois
Le texte de référence est l’arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, qui organise depuis bientôt trente ans l’ensemble du parcours belge. La condition des trois ans y figure noir sur blanc à l’article 6, qui énumère ce qu’un candidat doit remplir pour obtenir un permis de conduire provisoire. Le point 1°, b) dit qu’il doit, « à la date de délivrance du permis de conduire provisoire, avoir réussi, depuis moins de trois ans, l’examen théorique ».
La même exigence revient une seconde fois, à l’autre bout du parcours, comme condition d’admission à l’examen pratique. Le portail wallon la reformule dans sa liste de conditions : le candidat doit avoir réussi l’examen théorique de la Région wallonne depuis moins de trois ans. Le portail bruxellois est encore plus explicite sur le principe : pour présenter l’épreuve pratique, l’examen théorique et le test de perception des risques doivent tous deux être encore valables.
Cette double mention explique la plupart des malentendus. Beaucoup de candidats retiennent la première occurrence, celle qui conditionne l’obtention du provisoire, et en déduisent que le délai a fait son office une fois le document en main. C’est faux. La condition est vérifiée deux fois, à deux moments différents, et la seconde vérification a lieu le jour où tu veux réserver ton examen pratique.
Le compteur démarre le jour de la réussite
C’est le point que les candidats situent le plus souvent au mauvais endroit. La date qui compte est celle de la session d’examen que tu as réussie. Ni le jour où tu retires ton attestation, ni le jour où tu introduis ta demande de permis provisoire à la commune, ni le jour où le document t’est remis une semaine plus tard.
La formulation de l’article 6 est d’ailleurs limpide sur ce point : elle exige d’avoir réussi l’examen théorique depuis moins de trois ans à la date de délivrance du provisoire. Le point de départ est la réussite, le point d’arrivée est la démarche.
Concrètement, si tu réussis ta théorie un 14 mars, ta fenêtre se referme le 14 mars trois ans plus tard. L’attestation que le centre d’examen te remet mentionne cette échéance, ce qui en fait le document le plus utile de tout ton dossier. Photographie-le le jour même.
Ce qui se ferme le jour où le délai tombe
L’expiration ne produit aucun courrier, aucune notification, aucune alerte. Rien ne se passe visiblement. Trois portes se ferment pourtant en même temps, et tu ne t’en aperçois qu’au moment où tu essaies d’en franchir une.
La première est l’examen pratique. Tu ne peux plus y être admis, quelle que soit ta filière, quel que soit le nombre d’heures de conduite déjà accumulées, et même si tu as déjà payé une réservation. C’est la conséquence la plus directe, et c’est celle qui bloque tout le reste.
La deuxième est le permis provisoire. Tu ne peux plus en obtenir un nouveau, puisque l’article 6 exige une théorie de moins de trois ans à la date de délivrance. Cela vaut aussi pour le provisoire de rattrapage de douze mois dont il sera question plus loin : lui non plus ne peut pas être délivré sur base d’une théorie périmée.
La troisième est la prolongation elle-même. Elle n’existe pas. Aucune démarche, aucun certificat médical, aucune situation personnelle ne rattrape le délai. C’est le sens exact de la phrase « la validité n’est pas prolongeable ».
Ce que l’expiration ne touche pas
Tout ne s’effondre pas pour autant, et il est utile de savoir ce qui reste debout.
Ton permis provisoire déjà délivré, d’abord. Il garde sa propre durée de validité et il ne s’annule pas parce que ta théorie a expiré. Les deux documents ont des compteurs indépendants : celui de la théorie court depuis ta réussite, celui du provisoire court depuis sa délivrance. La condition de l’article 6 est vérifiée au moment de la délivrance, pas en continu pendant toute la vie du document.
Tes heures de conduite, ensuite. Les leçons prises en auto-école et les kilomètres parcourus avec un guide ne se volatilisent pas. Si tu repasses ta théorie et que tu retrouves un provisoire valable, ton expérience reste ton expérience. Ce que tu perds, c’est du temps administratif, pas ton niveau.
Enfin, si tu es déjà titulaire d’un permis définitif pour une autre catégorie, cette question ne te concerne évidemment pas de la même manière : la validité de trois ans porte sur la réussite d’un examen théorique en attente d’un permis, pas sur un permis déjà obtenu.
Le piège central : un provisoire valable ne sauve pas une théorie périmée
C’est la situation la plus fréquente et la plus mal comprise, alors elle mérite d’être décrite dans le détail.
Imagine le scénario. Tu réussis ta théorie en avril. Tu attends l’été, tu demandes ton provisoire trente-six mois en septembre. Tu conduis, tu prends ton temps, la vie passe. Deux ans et demi plus tard, ton provisoire est encore valable pour plusieurs mois et tu te dis que tu as le temps. Sauf que ta théorie, elle, a démarré cinq mois avant ton provisoire. Elle expire donc cinq mois avant lui.
Dans cette fenêtre de cinq mois, tu détiens un document parfaitement valable qui t’autorise à circuler dans ses conditions, mais tu ne peux plus réserver ton examen pratique. Le portail bruxellois l’écrit sans détour dans ses conditions d’accès à l’épreuve pratique : l’examen théorique et le test de perception des risques doivent encore être valables. Un centre d’examen flamand agréé le formule de la même façon en rappelant que ton théorie-examen doit toujours être valable, soit trois ans à compter de la date de réussite.
La leçon est simple. La date à surveiller n’est pas celle qui figure sur ton permis provisoire, qui est la plus visible parce que tu l’as en poche. C’est celle de ta réussite au théorique, qui est la plus discrète parce qu’elle dort sur une attestation rangée quelque part.
Le test de perception des risques a son propre calendrier
Depuis sa généralisation, le test de perception des risques s’est glissé entre la théorie et la pratique, et il ajoute une échéance supplémentaire dont beaucoup de candidats ignorent l’existence.
À Bruxelles, la situation est claire et documentée. Le portail régional indique que le test de perception des risques est valable un an, contre trois ans pour l’examen théorique. Il fait partie intégrante de l’épreuve pratique, qui se compose du test de perception des risques puis de l’épreuve sur route. Le test consiste en cinq séquences vidéo dans lesquelles le candidat doit signaler les situations à risque, et il faut atteindre au moins soixante pour cent pour le réussir.
En Wallonie, le test est une étape distincte, à réussir avant l’examen pratique, et le portail régional exige que la preuve de sa réussite soit présentée. Une règle wallonne mérite d’être connue : l’article 14bis de l’arrêté royal, applicable en Région wallonne, prévoit que « le candidat au permis de la catégorie B qui a échoué à deux reprises consécutives au test de perception des risques suit trois heures de cours en école de conduite avant de pouvoir à nouveau se présenter au test ». Le portail wallon ne publie pas de durée de validité propre au test, ce qui est une raison suffisante pour poser la question à ton centre d’examen plutôt que de te fier à une durée lue ailleurs.
En Flandre, le test est intégré à l’examen pratique et facturé avec lui, ce que confirment les grilles tarifaires des centres d’examen flamands. Il n’apparaît donc pas comme une étape séparée dans le parcours.
La conséquence pratique est la même partout : si tu laisses filer ta théorie, tu dois regarder ce qu’il advient de ta perception des risques dans la foulée, parce que les deux résultats ne vieillissent pas au même rythme.
Depuis 2026, la Région où tu as passé ta théorie compte
C’est le changement le plus important des dernières années, et il transforme une question de calendrier en question de géographie. Historiquement, on pouvait passer sa théorie dans une Région et sa pratique dans une autre. Ce n’est plus le cas, ou plus pour très longtemps.
En Région wallonne, la règle est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Le portail officiel liste désormais, parmi les conditions d’accès à l’examen pratique, le fait d’avoir réussi l’examen théorique de la Région wallonne depuis moins de trois ans, ainsi que le test de perception des risques passé en Wallonie.
En Région de Bruxelles-Capitale, le portail régional pose la même exigence : pour présenter l’examen pratique à Bruxelles, il faut avoir réussi son examen théorique à Bruxelles.
En Région flamande, la bascule est annoncée pour le 1er janvier 2027. Les centres d’examen agréés et la fédération GOCA Vlaanderen le formulent noir sur blanc : celui qui veut présenter un examen pratique en Flandre à partir de cette date, toutes catégories confondues, devra également avoir réussi son examen théorique dans un centre d’examen situé en Flandre.
| Région | Validité du théorique | Théorie et pratique dans la même Région | Perception des risques |
|---|---|---|---|
| Wallonie | 3 ans, non prolongeable | Oui, depuis le 1er janvier 2026 | Étape distincte, à réussir en Wallonie |
| Bruxelles | 3 ans | Oui | Partie de l’examen pratique, valable 1 an |
| Flandre | 3 ans maximum | Oui, à partir du 1er janvier 2027 | Intégrée à l’examen pratique |
Cette règle a une conséquence directe sur ta décision si ta théorie a expiré. Ne repasse pas ton examen n’importe où parce qu’un centre a un créneau libre plus tôt. Repasse-le dans la Région où tu comptes présenter ton examen pratique. Une théorie toute fraîche mais passée dans la mauvaise Région ne t’ouvre plus la porte, et tu auras payé deux fois pour rien.
La règle des deux échecs, qui s’ajoute souvent à l’expiration
Repasser sa théorie après trois ans, ce n’est pas la repasser dans les conditions d’un premier candidat. Le compteur des échecs, lui, obéit à sa propre logique, et il vaut mieux la connaître avant de réserver.
La règle est la même dans les trois Régions dans son principe : après deux échecs consécutifs à l’examen théorique de catégorie B, le candidat doit suivre une formation en école de conduite agréée avant de pouvoir se présenter une troisième fois, et il doit présenter l’attestation délivrée par l’école le jour de l’examen suivant.
Le volume horaire est publié explicitement à Bruxelles et en Flandre : douze heures de cours théoriques dans une école de conduite agréée. Le portail wallon mentionne l’obligation sans en publier la durée, mais l’article 14 de l’arrêté royal fixe le minimum de l’enseignement théorique à douze heures pour les catégories A1, A2, A et B, ce qui donne le même ordre de grandeur.
Deux détails comptent. D’une part, l’obligation se déclenche à chaque multiple de deux échecs, pas seulement au deuxième. D’autre part, les centres d’examen appliquent ce compteur indépendamment du lieu où les échecs ont eu lieu, et il est remis à zéro par une réussite.
Autrement dit, si tu as déjà échoué deux fois avant de réussir il y a trois ans, tu repars avec un compteur remis à zéro. Mais si tu échoues deux fois en repassant, tu ajoutes une formation obligatoire et son coût à un dossier déjà en retard.
Repasser la théorie : la procédure réelle
Il n’y a pas de procédure spéciale pour un théorique expiré. Tu es traité exactement comme un nouveau candidat, et tu recommences la même démarche qu’il y a trois ans.
Tu réserves une session dans un centre d’examen agréé de la Région où tu veux passer ton pratique. Tu présentes ta carte d’identité. Tu réponds aux cinquante questions à choix multiples de l’épreuve, et il faut en réussir au moins quarante et une pour obtenir le résultat. L’âge minimum reste dix-sept ans, ce qui ne pose évidemment pas de problème dans ce cas de figure.
Le jour de la réussite, un nouveau compteur de trois ans démarre. Il n’y a pas de report, pas de reliquat, pas de bonus lié à ta première réussite. Tu repars pour une fenêtre complète.
Sur la langue, les possibilités varient selon la Région et le centre. En Wallonie, l’examen se passe en français par défaut, en allemand à Eupen, et en néerlandais ou en anglais sur rendez-vous dans certains centres. En Flandre, l’examen se déroule en néerlandais avec une traduction audio possible vers le français, l’allemand ou l’anglais, moyennant un supplément. À Bruxelles, l’examen existe en français et en néerlandais, avec un interprète payant pour d’autres langues.
Ce que coûte réellement un théorique expiré
Le montant à payer au centre d’examen est la partie la moins douloureuse de l’affaire. Les tarifs sont régionalisés et indexés au 1er janvier.
| Région | Examen théorique catégorie B | Supplément interprète |
|---|---|---|
| Wallonie | 17 € | Selon le centre |
| Bruxelles | 19 € | 50 € |
| Flandre | 19 € | 43 € |
Le vrai coût est ailleurs, et il se compte en semaines. En période chargée, retrouver un créneau dans un centre d’examen prend parfois plusieurs semaines, et chaque étape suivante se décale d’autant. Si ton permis provisoire est également expiré, il faut y ajouter le passage à la commune et le délai de fabrication du document, sept jours ouvrables à Bruxelles par exemple, sans compter le coût du document lui-même.
Additionne les jours plutôt que les euros et tu comprendras pourquoi une expiration coûte régulièrement un semestre entier à un dossier.
Il y a une conséquence pratique à en tirer. Réserve ta session avant de commencer à réviser, pas l’inverse. Tu peux réviser pendant l’attente, tu ne peux pas raccourcir l’attente en révisant.
Tu ne sais plus quand tu as réussi
C’est plus courant qu’on ne le croit, et c’est heureusement le problème le plus facile à régler.
L’attestation de réussite est délivrée par le centre d’examen, et c’est auprès de ce centre qu’il faut demander un duplicata. L’AIBV indique qu’il faut se présenter avec sa carte d’identité, personnellement ou par l’intermédiaire d’un tiers, pour le retirer. Le groupe Autosécurité confirme de son côté qu’une nouvelle attestation de réussite de l’examen théorique ou pratique peut être obtenue via ses centres d’examen. Les montants figurent sur les grilles tarifaires de chaque groupe, il vaut mieux les consulter au moment de la demande plutôt que de se fier à un chiffre qui traîne sur un forum.
Le duplicata mentionne la date exacte de ta réussite, donc ton échéance réelle. Si tu as le moindre doute sur ta date, c’est la première démarche à faire, avant même de réserver quoi que ce soit.
L’autre délai de trois ans, celui du permis provisoire
Le parcours belge contient deux délais de trois ans qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre, et la confusion entre les deux est probablement l’erreur la plus coûteuse que l’on puisse commettre en la matière.
| Quel délai | Ce qu’il mesure | Conséquence |
|---|---|---|
| Validité de l’examen théorique | Trois ans depuis la réussite de la théorie | Au-delà, tu repasses l’examen théorique |
| Délai après un permis provisoire expiré | Trois ans depuis l’expiration du précédent permis provisoire | En dessous de trois ans, pas de nouveau provisoire ordinaire de la même catégorie |
Le second délai vient de l’article 6, 1°, f) du même arrêté royal. Le texte pose d’abord une interdiction de principe : le candidat « ne peut avoir été titulaire d’un permis de conduire provisoire valable pour la même catégorie de véhicules ». Il ajoute ensuite l’exception : « Cette interdiction n’est toutefois pas applicable au candidat qui a été titulaire d’un permis de conduire provisoire de la même catégorie de véhicules dont la validité est expirée depuis plus de trois ans. »
Une théorie qui expire t’oblige à repasser un examen. Un provisoire qui expire t’oblige à passer par les mécanismes de rattrapage. Ce ne sont pas les mêmes problèmes et ils n’ont pas les mêmes réponses.
Ces mécanismes de rattrapage existent d’ailleurs, et il est utile de savoir qu’ils s’articulent avec la validité de la théorie. Un centre d’examen flamand agréé résume les deux options offertes quand le provisoire est arrivé à échéance : demander à la commune un permis provisoire de douze mois, une seule fois, ou demander une attestation communale, l’annexe 4, qui donne accès direct à l’examen pratique. Le même centre précise dans la foulée la condition qui commande tout le reste, à savoir que la théorie doit toujours être valable, soit trois ans à compter de la date de réussite.
Retiens l’ordre logique. La théorie commande tout. Sans elle, ni provisoire de rattrapage, ni annexe 4, ni examen pratique.
Les cas où l’on ne repasse pas la théorie
L’article 6 réserve le cas du candidat dispensé de l’examen théorique en vertu de l’article 28 du même arrêté royal. La dispense vise des situations particulières, principalement liées à des permis de conduire déjà obtenus et reconnus, et elle ne concerne pas le candidat ordinaire qui a simplement laissé filer son délai.
Si tu penses relever d’un de ces cas, par exemple parce que tu détiens un permis délivré à l’étranger, la question se règle avec le service permis de conduire de ta commune, pas avec un centre d’examen. C’est la commune qui instruit ce type de dossier.
Ce qui change au 1er juin 2027
Il faut le dire clairement pour éviter les fausses inquiétudes : la réforme annoncée ne change rien à la règle des trois ans.
Le nouveau Code de la voie publique a été publié au Moniteur belge du 20 septembre 2024. Son entrée en vigueur, initialement prévue en 2026, a été reportée au 1er juin 2027 pour laisser aux Régions, à la police et à la justice le temps de s’y préparer. Jusqu’à cette date, c’est l’arrêté royal du 1er décembre 1975 qui reste la référence, et c’est sur son contenu que porte l’examen théorique.
La réforme touche notamment le chapitre de la signalisation routière, revu en profondeur pour moderniser les panneaux, en ajouter de nouveaux et préciser leur signification, avec des symboles conformes à la Convention de Vienne afin de réduire le recours au texte. Autrement dit, ce qui changera à terme, c’est la matière de l’examen, pas la durée de validité de la réussite.
Cela dit, il y a un calcul à faire si ta théorie doit être repassée en 2027. Un examen préparé sur l’ancien code et présenté après la bascule ne se passerait pas dans les mêmes conditions. Si tu es proche de l’échéance, mieux vaut ne pas jouer avec les dates.
La méthode pour ne pas laisser filer le délai
Trois ans paraissent immenses quand on réussit sa théorie à dix-sept ans. Ils passent très vite entre la fin des études, un job étudiant, un déménagement, une année à l’étranger et des délais de rendez-vous à rallonge.
La première chose à faire est aussi la plus bête : note ta date de réussite dans ton téléphone le jour même, et pose-toi un rappel à deux ans et demi. À ce moment-là, s’il te reste des étapes à franchir, tu as encore six mois pour t’organiser sans stress. Un rappel posé trois semaines avant l’échéance ne sert plus à rien, parce que trois semaines ne suffisent plus à obtenir un créneau.
La seconde est une question d’ordre. Le parcours fonctionne quand chaque étape est réservée dès que la précédente est acquise : théorie, puis provisoire, puis kilomètres, puis perception des risques et pratique. Ce qui fait dérailler les dossiers, ce n’est presque jamais le niveau de conduite du candidat, c’est le temps mort entre deux étapes.
La troisième est de vérifier les deux dates ensemble, pas séparément. Sors ton attestation de réussite et ton permis provisoire, regarde les deux échéances côte à côte et retiens la plus proche. C’est celle-là qui pilote ton calendrier.
Questions fréquentes
Combien de temps l’examen théorique est-il valable en Belgique ?
Trois ans à compter de la date de réussite. Le portail de la Région wallonne précise que cette validité n’est pas prolongeable, et les portails bruxellois et flamand disent la même chose. Aucune démarche administrative ne permet de la rallonger.
Que se passe-t-il concrètement si mon examen théorique expire ?
Tu ne peux plus être admis à l’examen pratique et tu ne peux plus obtenir de nouveau permis provisoire. La seule solution est de repasser l’examen théorique, ce qui fait repartir un délai complet de trois ans à partir de la nouvelle date de réussite.
Mon permis provisoire est-il annulé si ma théorie expire ?
Non. Le permis provisoire conserve sa propre durée de validité, parce que la condition des trois ans est vérifiée au moment de sa délivrance et non en continu. Tu peux donc encore circuler dans ses conditions, mais tu ne peux plus présenter l’examen pratique tant que ta théorie n’est pas repassée.
Puis-je faire prolonger la validité de mon examen théorique ?
Non. Le texte officiel est explicite, la validité n’est pas prolongeable. Il n’existe ni dérogation, ni recours, ni prolongation pour motif médical, professionnel ou personnel.
Le compteur de trois ans démarre-t-il à la réussite ou à la délivrance du provisoire ?
À la réussite. L’article 6 de l’arrêté royal du 23 mars 1998 exige d’avoir réussi l’examen théorique depuis moins de trois ans à la date de délivrance du permis provisoire, ce qui situe le point de départ le jour de l’examen.
Dois-je repasser le théorique dans la même Région que le pratique ?
Oui en Wallonie depuis le 1er janvier 2026, oui à Bruxelles, et oui en Flandre à partir du 1er janvier 2027. Repasse donc ta théorie dans la Région où tu comptes présenter ton examen pratique, sinon tu paieras deux fois.
Combien coûte le fait de repasser l’examen théorique ?
17 euros en Wallonie et 19 euros à Bruxelles comme en Flandre, par présentation, selon les tarifs publiés pour 2026. Les montants sont régionalisés et indexés chaque 1er janvier, donc vérifie la grille de ton centre avant de réserver.
Faut-il refaire le test de perception des risques ?
À Bruxelles, le test est valable un an contre trois ans pour la théorie, il y a donc de fortes chances qu’il soit à refaire. En Wallonie, le portail régional exige la preuve de sa réussite sans publier de durée de validité propre, ce qui justifie de poser la question à ton centre. En Flandre, il est intégré à l’examen pratique.
Que se passe-t-il si j’échoue deux fois en repassant ?
Après deux échecs consécutifs, tu dois suivre une formation en école de conduite agréée avant de te représenter, et présenter l’attestation de suivi le jour de l’examen. Bruxelles et la Flandre publient un volume de douze heures de cours théoriques. L’obligation se répète à chaque multiple de deux échecs.
Mes heures de conduite sont-elles perdues si ma théorie expire ?
Non. Les leçons prises en auto-école et les kilomètres parcourus avec un guide ne s’effacent pas. Ce que l’expiration te coûte, c’est du temps administratif et une nouvelle session d’examen, pas ton niveau de conduite.
J’ai perdu mon attestation et je ne connais plus ma date de réussite. Comment faire ?
Demande un duplicata au centre d’examen où tu as réussi. L’AIBV précise qu’il faut se présenter avec sa carte d’identité, en personne ou via un tiers, et le groupe Autosécurité délivre également de nouvelles attestations via ses centres. Le duplicata mentionne ta date exacte de réussite.
Le nouveau Code de la voie publique change-t-il la règle des trois ans ?
Non. Le nouveau code entre en vigueur le 1er juin 2027 et modifie surtout la matière, en particulier la signalisation. La durée de validité de trois ans de la réussite au théorique n’est pas touchée.
Repasse ta théorie une seule fois
Si tu dois la repasser, autant la repasser bien. Le meilleur indicateur n’est pas le nombre d’heures que tu passes à relire des fiches, c’est ton score sur des questions au format réel de l’examen, plusieurs jours de suite.
Un test de théorie gratuit au format de l’examen 2026.
Les 13 modules de théorie, pour reprendre ce qui a coincé la première fois.
Le test de perception des risques, l’étape que beaucoup découvrent trop tard.
Le guide du permis provisoire expiré, si c’est l’autre délai qui te concerne.
Article rédigé par l’équipe PermisPass.be. Règles et tarifs vérifiés le 3 septembre 2026 auprès des portails régionaux, des centres d’examen agréés et du texte de l’arrêté royal.